Le gouvernement de l'État d'Oyo a formellement réfuté les accusations portées par l'organisation de campagne du sénateur Sharafadeen Alli (SSACO), qui affirmait que les 33 gouvernements locaux de l'État étaient paralysés. En réponse à ces critiques, l'exécutif régional a opposé une série de documents attestant de la réalisation effective de nombreux projets d'infrastructures à travers tout le territoire.
Une réponse fondée sur des réalisations concrètes
Pour contrer le récit d'une administration locale à l'arrêt, le gouvernement a dressé un inventaire détaillé des interventions menées. Celles-ci couvrent des secteurs variés tels que la réhabilitation routière, l'électrification, la construction de marchés modernes et l'amélioration des infrastructures scolaires et sanitaires. Parmi les chantiers cités figurent notamment la route Eruwa–Lanlate–Maya, le réseau routier d'Ikolaba, ainsi que la reconstruction de marchés stratégiques comme celui d'Akesan à Oyo East.
L'exigence de preuves face à la rhétorique politique
Kehinde Sangodoyin, porte-parole du gouvernement, a qualifié les propos de la SSACO de rhétorique politique déconnectée de la réalité du terrain. L'administration a mis au défi l'organisation de fournir des éléments tangibles pour étayer ses dires. Elle demande spécifiquement à la SSACO d'identifier les zones géographiques concernées par cette supposée paralysie, de préciser quelles fonctions publiques auraient cessé d'être exercées et de désigner les projets qui auraient été abandonnés.
Le débat démocratique à l'épreuve des faits
Tout en reconnaissant la légitimité de la critique dans un cadre démocratique, le gouvernement insiste sur la nécessité d'ancrer le débat public dans des faits vérifiables. L'exécutif souligne que si tous les défis de l'État ne sont pas encore résolus, l'affirmation d'une paralysie globale est contredite par les interventions visibles dans les communautés urbaines et rurales, de Ibadan à Saki en passant par Ogbomoso. Le gouvernement conclut en affirmant que les réalisations sur le terrain constituent la meilleure réponse aux accusations portées contre la gestion du gouverneur Seyi Makinde.