Le gouvernement de l'État d'Osun a lancé un appel solennel à la cessation immédiate des violences post-électorales, alors que des tensions persistent après la victoire du gouverneur Ademola Adeleke lors des dernières élections locales. Dans un contexte marqué par des attaques contre des membres de l'opposition et des rumeurs de nouvelles escalades, l'exécutif nigérian insiste sur la nécessité d'une réconciliation pour éviter une dégradation de la situation sécuritaire.
Des attaques ciblées contre l'opposition et des appels à la modération
Depuis la proclamation des résultats, plusieurs rapports font état d'agressions contre des partisans de l'All Progressives Congress (APC), principal parti d'opposition. Ces incidents ont poussé l'APC à interpeller le gouverneur Adeleke, l'exhortant à contrôler ses soutiens afin d'éviter une spirale de violence. Le gouvernement, par la voix de son commissaire à l'Information, Kolapo Alimi, a dénoncé ces actes et souligné l'urgence de tourner la page des tensions pré-électorales.
Un appel à la restauration de la paix et de l'État de droit
Dans un communiqué, l'exécutif a fermement condamné les projets présumés de certains acteurs politiques visant à attiser de nouvelles crises, notamment au niveau des conseils locaux et des gares routières. Le gouvernement a rappelé que la victoire électorale doit désormais être suivie par une période de guérison collective, excluant toute forme de violence politique. Il a également exigé des forces de sécurité qu'elles libèrent les détenus politiques et mettent fin aux pratiques de policing partisan, jugées incompatibles avec les principes constitutionnels.
L'État d'Osun entre réconciliation et risques de relapse
Les autorités ont insisté sur la nécessité de préserver la paix pour permettre le développement de l'État, tout en mettant en garde contre toute tentative de relancer les violences qui avaient marqué la période pré-électorale. Le gouverneur Adeleke et le président nigérian auraient déjà engagé des discussions pour une transition pacifique, mais les appels à la prudence restent vifs face aux risques persistants de déstabilisation. Les acteurs politiques sont ainsi sommés de privilégier le dialogue et de s'abstenir de toute rhétorique ou action susceptible d'attiser les tensions.