Le gouvernement de l'État d'Enugu a officiellement condamné les affrontements survenus samedi dernier impliquant des membres du Nigeria Democratic Party (NDC). Les autorités locales ont formellement démenti les rumeurs faisant état de décès lors de ces incidents, tout en précisant la nature des faits survenus à l'aéroport et au siège du parti.
Tensions autour du rassemblement à l'aéroport
Les troubles ont débuté à l'aéroport international Akanu Ibiam, où le NDC avait prévu un lancement de campagne pour 2026. Selon Chidiebere Onyia, secrétaire du gouvernement de l'État, le parti n'avait pas obtenu les autorisations nécessaires auprès de l'Autorité fédérale des aéroports du Nigeria (FAAN). Malgré les recommandations des forces de sécurité de renoncer à l'événement, la tentative des militants de pénétrer de force dans l'enceinte aéroportuaire a provoqué un face-à-face avec les autorités, nécessitant une intervention pour rétablir l'ordre.
Clarification sur l'incident au siège du parti
Parallèlement, des violences ont éclaté au siège du NDC situé dans la zone résidentielle gouvernementale d'Enugu. Le gouvernement a réfuté les allégations affirmant qu'un membre du parti, Ifeanyi Nworie, avait trouvé la mort. Les autorités ont confirmé que M. Nworie a bien été blessé par balle, mais qu'il a été pris en charge au centre hospitalier universitaire d'Enugu avant d'être transféré vers une structure spécialisée pour des soins complémentaires. L'enquête policière sur ces affrontements est actuellement en cours.
Réponse aux accusations d'insécurité
Le gouvernement de l'État a également rejeté les accusations impliquant le chef de la sécurité du gouverneur Peter Mbah dans les tirs survenus au siège du parti, précisant que ce dernier accompagnait le gouverneur lors d'un autre événement officiel au moment des faits. Le secrétaire du gouvernement a dénoncé une tentative de certains acteurs de l'opposition visant à ternir l'image de l'État en le présentant comme instable.
Appel à la responsabilité politique
Face à l'approche des élections générales de 2027, l'administration Mbah a réitéré son engagement à protéger les citoyens, tout en appelant les formations politiques à faire preuve de retenue. Le gouvernement a mis en garde contre des manœuvres visant à déstabiliser la région par le recours à des groupes armés, soulignant que la liberté d'association doit s'exercer dans le respect des lois et de la sécurité publique.