Le gouvernement de l'État de Jigawa, au Nigeria, a formellement contesté les conclusions d'un récent rapport médiatique affirmant que la région n'avait alloué aucun fonds à l'éducation durant le premier trimestre 2026. Les autorités locales dénoncent une erreur factuelle majeure et appellent à une vérification rigoureuse des données budgétaires officielles, accessibles au public.
Une réalité budgétaire chiffrée à 29 milliards de nairas
Face à la diffusion d'informations faisant état d'un investissement nul dans le secteur éducatif, le gouvernement de Jigawa a publié un démenti s'appuyant sur son rapport de performance budgétaire du premier trimestre 2026. Selon ce document officiel, l'État a effectivement engagé 29 193 742 109,44 nairas pour l'éducation, soit un taux d'exécution de 12,6 % par rapport au budget initial prévu pour l'année. Ces dépenses sont répertoriées sous la fonction 709, dédiée aux services éducatifs.
Analyse détaillée des investissements par secteur
Le rapport de performance apporte une ventilation précise des fonds décaissés. Les dépenses se répartissent entre les salaires du personnel éducatif, totalisant 14,59 milliards de nairas, et les dépenses d'investissement en capital, s'élevant à 13,42 milliards de nairas. Le détail montre des allocations concrètes : 10,16 milliards de nairas pour l'enseignement primaire et pré-primaire, 3,63 milliards pour le secondaire et 4,93 milliards pour l'enseignement supérieur. Si certaines lignes budgétaires spécifiques, comme l'enseignement post-secondaire non tertiaire, n'ont enregistré aucune dépense sur cette période, le gouvernement souligne que cela ne saurait être généralisé à l'ensemble du secteur.
Exigence de transparence et droit de réponse
Le porte-parole du gouverneur, Hamisu Mohammed Gumel, a exprimé son incompréhension quant à la méthodologie ayant conduit à l'affirmation d'une dépense nulle. Le gouvernement de Jigawa interroge les auteurs du rapport sur les documents financiers utilisés et les critères de définition appliqués. En rendant public son rapport de performance, l'exécutif de l'État cherche non seulement à rétablir la vérité, mais aussi à encourager une surveillance citoyenne et journalistique basée sur des sources primaires vérifiables. Cette démarche vise à prévenir la propagation de données erronées qui, une fois reprises par divers médias, finissent par être perçues comme des faits établis.