Le gouvernement de l'État d'Akwa Ibom a initié un processus de médiation pour résoudre un différend foncier complexe impliquant six communautés locales, la banque Ibom Mortgage Bank et le promoteur Citadel Value Homes. Cette intervention, pilotée par le ministère des Terres et de l'Aménagement du territoire, vise à sécuriser les investissements tout en garantissant le respect des droits des populations résidentes dans la zone de gouvernement local de Nsit Ibom.
Une médiation pour prévenir l'escalade des tensions
Le commissaire aux Terres et à l'Aménagement du territoire, Ubong Inyang, a souligné que le développement durable ne peut s'opérer sans une paix sociale durable. Lors d'une réunion tenue à Uyo le 2 septembre, les autorités ont exhorté les parties prenantes à privilégier le dialogue plutôt que la confrontation. Le gouvernement s'est engagé à faciliter un processus transparent, garantissant que les communautés affectées reçoivent une indemnisation appropriée, tout en protégeant les intérêts légitimes des promoteurs immobiliers.
Régularisation des processus fonciers
Les autorités ont adressé une mise en garde ferme aux promoteurs, notamment Citadel Value Homes, leur demandant de se conformer strictement aux procédures administratives officielles. Le ministère a prévenu que tout accord financier ou transaction foncière réalisé en dehors du cadre légal établi ne ferait qu'aggraver les litiges existants. En parallèle, le bureau du géomètre général a apporté des éclaircissements techniques sur l'historique des parcelles, tout en déplorant les actes de vandalisme sur les bornes de délimitation qui ont entravé les travaux de cadastre par le passé.
Défis humanitaires et sécuritaires
Au-delà des enjeux économiques, la situation comporte une dimension humanitaire préoccupante. Le capitaine B.M. Yakubu, représentant la 2e Brigade de l'armée nigériane, a attiré l'attention sur le sort de six familles résidant toujours au sein du cantonnement militaire. Faute de solutions de relogement, ces familles font face à une précarité croissante. L'armée a appelé le gouvernement à adopter une approche humaine pour leur relocalisation, soulignant que la résolution du conflit foncier doit impérativement intégrer la prise en charge de ces populations vulnérables.
Vers une résolution concertée
Les représentants des communautés, par la voix de leur conseil juridique Dominic Okon, ont salué cette initiative gouvernementale comme une étape nécessaire pour clarifier les droits de propriété. De son côté, le député Eric Akpan a insisté sur la nécessité de maintenir un dialogue constant pour éviter les arrestations et les tensions inutiles. Si le ministère se dit prêt à fournir les documents nécessaires en cas de procédure judiciaire, il continue d'encourager les parties à trouver un compromis à l'amiable pour garantir la stabilité de la région.