Le vice‑Premier ministre et ministre des Transports de la République démocratique du Congo a révoqué ce matin le certificat de transporteur aérien de TRACEP Congo Aviation, mettant fin à toutes ses activités sur le territoire national. Cette décision fait suite au crash d’un Let 410 à Kenge, qui a coûté la vie à 17 personnes, et intervient alors que la compagnie venait d’enregistrer un deuxième accident en deux mois.
Retrait immédiat du certificat de transporteur aérien
Jean‑Pierre Bemba, vice‑Premier ministre et ministre des Transports, a signé l’ordre de suspension le 26 septembre 2026, stipulant le retrait du Certificat de transporteur aérien (CTA) de TRACEP Congo Aviation. Cette mesure, appliquée à l’ensemble du pays, vise à protéger les usagers et à garantir que les opérateurs respectent les normes de sécurité avant de reprendre leurs vols.
Le drame de Kenge : 17 victimes
Dans la ville de Kenge, province du Kwango, un avion Let 410 immatriculé 9S‑GUC s’est abattu, entraînant la mort de 13 passagers et de 4 membres d’équipage. Les circonstances exactes restent à élucider, mais le bilan humain souligne l’urgence d’une réponse réglementaire et d’une enquête approfondie. Le ministère des Transports a indiqué que les informations disponibles seront communiquées au fur et à mesure de l’avancement des investigations menées par le Bureau permanent d’enquêtes d’accidents et incidents d’aviation (BPEA).
Un historique de deux accidents en deux mois
Le crash de Kenge n’est pas le premier incident impliquant TRACEP Congo Aviation. Le 24 juillet 2026, un autre Let 410 s’est écrasé à Walikale, dans le Nord‑Kivu, causant le décès du pilote. Bien que le nombre de victimes ait été moindre, cet événement avait déjà suscité des interrogations sur la maintenance et les procédures de la compagnie. La succession de deux accidents en l’espace de deux mois a renforcé la décision du gouvernement de suspendre les opérations.
Enquête en cours et implications pour le secteur aérien congolais
Le BPEA poursuit son enquête technique afin de déterminer les causes précises du crash de Kenge, notamment les éventuels défauts mécaniques, les conditions météorologiques et les pratiques de pilotage. Les conclusions pourraient entraîner des réformes plus larges du cadre réglementaire de l’aviation civile en RDC, affectant non seulement TRACEP mais aussi d’autres transporteurs locaux. Les autorités ont souligné que la suspension restera en vigueur jusqu’à ce que les exigences de sécurité soient pleinement satisfaites, rappelant ainsi l’importance d’une supervision rigoureuse pour garantir la confiance du public dans le transport aérien national.