Le gouvernement congolais impose un audit de sécurité des salles de fêtes après le drame de Kinshasa

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 74 lectures
Le gouvernement congolais impose un audit de sécurité des salles de fêtes après le drame de Kinshasa

Face à la tragédie survenue lors d'une célébration nuptiale à Kinshasa, le gouvernement congolais a enclenché une procédure de vérification rigoureuse des infrastructures accueillant du public. Le vice-Premier ministre de l'Intérieur a ordonné aux autorités provinciales de fermer sans délai tout établissement ne respectant pas les normes de sécurité en vigueur.

Une directive nationale de mise aux normes

Dans un télégramme adressé aux gouverneurs de province le 5 septembre 2026, le vice-Premier ministre de l'Intérieur, Jacquemain Shabani, a exigé un contrôle systématique de tous les lieux de rassemblement et salles de fêtes. Cette mesure vise à prévenir de nouveaux drames en imposant une fermeture immédiate aux structures défaillantes. Pour la capitale, Kinshasa, les autorités locales disposent d'un délai de 15 jours pour soumettre un rapport complet sur l'état de conformité des établissements recensés.

Le bilan humain au cœur des divergences

L'incendie, qui s'est déclaré dans la nuit du 4 au 5 septembre 2026 dans la commune de Lingwala, a suscité une confusion sur le nombre de victimes. Si le bourgmestre local, Norbert Mutshiga Zihindula, a fait état de 22 décès, le bilan officiel communiqué par le gouvernement fait état de 12 morts, dont sept femmes et cinq hommes. Les autorités précisent également que cinq personnes restent sous surveillance médicale, tandis qu'une vingtaine d'autres ont pu regagner leur domicile après une stabilisation de leur état de santé.

La sécurité des espaces publics en question

La destruction totale de la salle de fête située près du Musée national de la RDC souligne la vulnérabilité des infrastructures privées face aux risques d'incendie. Cette décision gouvernementale marque une volonté de renforcer la régulation des espaces de réception, souvent critiqués pour leur manque de dispositifs de secours adéquats. La mise en œuvre de ces contrôles constitue désormais un enjeu majeur pour la protection des citoyens lors d'événements publics, alors que l'enquête sur les causes précises du sinistre de Lingwala se poursuit.

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