Le président Faustin Archange Touadéra a officialisé la création d’une Cellule de Veille Communicationnelle du Porte-parole du Gouvernement (CVC‑PG). Cette nouvelle instance, placée sous l’autorité directe du porte‑parole, vise à consolider la visibilité de l’action publique et à contrer la propagation de rumeurs et de fausses informations tant au niveau national qu’international.
Un dispositif structuré autour de trois unités spécialisées
La CVC‑PG s’articule autour d’un secrétariat permanent et de trois unités stratégiques. La première, l’Unité d’Analyse, de Conseil et d’Appui technique, assure la coordination entre la Présidence, la Primature et les ministères, tout en traitant les thématiques d’actualité. La deuxième, l’Unité d’Information du Gouvernement et de Communication Institutionnelle, gère la diffusion des messages officiels via les attachés de presse. Enfin, l’Unité de Communication de Crise et de Lutte contre les rumeurs surveille les médias audiovisuels, la presse écrite et en ligne, ainsi que les réseaux sociaux, afin d’identifier et de neutraliser rapidement les contenus trompeurs.
Des prérogatives élevées pour les responsables
Le secrétariat permanent et les chefs d’unité sont nommés par décret en Conseil des ministres. Leur statut correspond à celui de la haute fonction publique : les chefs d’unité bénéficient du rang de directeurs généraux, tandis que les experts sont classés comme directeurs. Cette reconnaissance hiérarchique vise à garantir l’autonomie et l’efficacité de la cellule dans la mise en œuvre de ses missions.
Financement et obligations de confidentialité
Le budget de la CVC‑PG est intégré chaque année dans le budget de l’État, avec la possibilité de recourir à des appuis financiers de partenaires extérieurs. Tous les membres sont soumis à une obligation stricte de secret professionnel, sous peine de poursuites judiciaires, afin de protéger la sensibilité des informations traitées et d’assurer la crédibilité du dispositif.
Enjeux pour la gouvernance et la société centrafricaine
En institutionnalisant la veille communicationnelle, le gouvernement cherche à réduire l’impact des rumeurs qui peuvent alimenter les tensions sociales et compromettre la mise en œuvre des politiques publiques. Une information centralisée et vérifiée permet également d’améliorer la confiance des citoyens envers les institutions, condition indispensable à la stabilité politique et au développement économique du pays.