Le gouvernement camerounais conteste la réélection de Maurice Kamto à la tête du MRC

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 46 lectures
Le gouvernement camerounais conteste la réélection de Maurice Kamto à la tête du MRC

La réélection de Maurice Kamto à la présidence du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC), actée en décembre 2025, fait face à une opposition frontale des autorités camerounaises. Le ministère de l'Administration territoriale a officiellement signifié son refus de reconnaître les résultats de la convention du parti, plongeant la formation politique dans une nouvelle phase de tensions institutionnelles.

Le refus de reconnaissance ministérielle

Dans une correspondance adressée à un ancien cadre du MRC, désormais exclu du parti, le ministre de l'Administration territoriale, Paul Atanga Nji, a exprimé sa position. Le membre du gouvernement a explicitement déclaré qu'il ne jugeait pas « opportun de prendre acte » de la convention ayant conduit à la reconduction de Maurice Kamto à la tête du mouvement. Cette prise de position administrative fragilise la légitimité officielle du processus électoral interne mené par le principal parti d'opposition.

La contestation interne comme levier

L'intervention du ministère s'appuie sur les griefs formulés par des dissidents internes. En s'adressant à un ancien membre du parti qui conteste activement le retour aux affaires de Maurice Kamto, l'autorité administrative semble valider les arguments des opposants à la direction actuelle. Cette démarche soulève des questions sur l'ingérence de l'exécutif dans la gestion des affaires internes des partis politiques, un sujet récurrent dans le paysage démocratique camerounais.

La riposte du MRC face à une menace de déstabilisation

La direction du MRC a immédiatement réagi à cette missive ministérielle en dénonçant une manœuvre politique. Pour le parti, cette décision ne constitue pas un simple acte administratif, mais une « tentative de déstabilisation » visant à entraver le fonctionnement de l'opposition. Alors que le MRC maintient la validité de son scrutin de décembre 2025, ce bras de fer avec l'administration territoriale laisse planer une incertitude sur la reconnaissance légale des instances dirigeantes du parti et sur ses capacités d'action dans le cadre des prochaines échéances politiques.

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