Le Conseil des ministres du 24 septembre 2026, présidé par le Capitaine Ibrahim Traoré, a marqué une étape décisive dans la mise en œuvre de réformes structurelles. Entre la modernisation du cadre législatif de la santé, la création de nouveaux outils de gestion immobilière et la reconnaissance officielle des sacrifices consentis par les citoyens, l'exécutif burkinabè affiche une volonté de renforcer la souveraineté et l'efficacité de l'administration publique.
Refonte du cadre législatif de la santé publique
Le gouvernement a validé la transmission à l'Assemblée législative d'un nouveau projet de Code de la santé publique. Cette révision, qui remplace la loi de 1994, vise à adapter le système aux enjeux contemporains. Parmi les innovations majeures figurent l'institutionnalisation de la santé numérique, incluant la télémédecine et la e-pharmacie, ainsi que la création d'un corps de réserve sanitaire. Ce texte ambitionne de garantir un accès équitable aux soins, tout en intégrant des domaines émergents comme les soins palliatifs et l'assistance médicale à la procréation.
Professionnalisation de la gestion du patrimoine immobilier
Pour optimiser les dépenses publiques liées à l'entretien des bâtiments, l'État a acté la création de « Faso Sanya ». Cette structure aura pour mission de centraliser la maintenance, le nettoyage et le gardiennage des infrastructures publiques. Cette décision intervient dans un contexte de hausse significative des charges d'entretien, passées de 8,7 milliards F CFA en 2023 à plus de 18,8 milliards F CFA en 2025, soulignant l'urgence d'une gestion plus rigoureuse et mutualisée du patrimoine national.
Reconnaissance nationale et souveraineté économique
Le Conseil a également honoré l'engagement citoyen en adoptant des décrets reconnaissant officiellement la qualité de « Martyr de la Nation » à 315 personnes et d'« Invalide de la Nation » à 10 autres, en application de la loi de 2022. Parallèlement, sur le plan économique, le gouvernement a salué une exécution budgétaire dynamique au premier semestre 2026, avec un taux de recouvrement des recettes de 121,97 % par rapport aux objectifs fixés. Enfin, le Togo a été désigné invité d'honneur de la 30e édition du FESPACO, prévue en mars 2027, renforçant ainsi la coopération culturelle régionale.
Encadrement des partenariats avec les ONG
En application de la loi sur la liberté d'association de 2025, le gouvernement a précisé les modalités de collaboration avec les ONG et associations de développement. Ces nouvelles dispositions imposent désormais une évaluation administrative, financière et technique rigoureuse des activités associatives. L'objectif est d'encadrer les mécanismes de financement et d'assurer une meilleure cohérence entre les interventions des partenaires extérieurs et les priorités de développement national, notamment à travers la création de commissions d'examen au sein de chaque ministère.