Le gouvernement anglais prépare une réforme du financement des apprentissages qui imposerait aux employeurs de payer 25 % de plus pour former un salarié de plus de 25 ans que pour un jeune apprenti. Cette mesure vise à répondre à la crise persistante de l'emploi des jeunes en incitant les entreprises à privilégier la formation des jeunes.
Contexte du chômage des jeunes et pression sur les apprentissages
Le Royaume-Uni fait face à un taux de chômage élevé parmi les 16‑24 ans, malgré les dispositifs d’apprentissage mis en place depuis plusieurs années. Le système actuel, basé sur le « apprenticeship levy », finance les programmes de formation mais ne différencie pas les coûts selon l’âge du bénéficiaire. Les décideurs estiment que cette uniformité ne suffit plus à encourager les employeurs à investir dans la jeunesse.
Comment la hausse de 25 % sera appliquée aux salariés de plus de 25 ans
Selon les informations obtenues, les ministres prévoient de réviser le schéma de financement en augmentant de 25 % le montant que les entreprises devront verser lorsqu’elles forment un travailleur âgé de plus de 25 ans. Le mécanisme s’appuiera sur le même dispositif de prélèvement, mais avec un coefficient supplémentaire appliqué aux dossiers de formation des salariés plus âgés. L’objectif est de rendre la formation des jeunes financièrement plus attractive pour les employeurs.
Réactions attendues des entreprises et des travailleurs seniors
Les organisations patronales pourraient voir dans cette mesure un incitatif à réorienter leurs programmes de formation vers les jeunes, mais elles redoutent également une possible réduction des opportunités de reconversion pour les travailleurs plus âgés. De leur côté, les syndicats et les associations de défense des droits des travailleurs seniors s’inquiètent d’un risque de discrimination fondée sur l’âge, qui pourrait limiter l’accès à la formation continue et à la mobilité professionnelle. Le gouvernement devra donc équilibrer l’objectif de création d’emplois pour les jeunes avec la nécessité de maintenir des voies de formation pour l’ensemble de la main‑d’œuvre.