Le Ghana Tertiary Education Commission (GTEC) a lancé un cadre d'assurance qualité pour encadrer les partenariats entre universités et collèges affiliés, visant à améliorer la formation des enseignants et la performance académique. Ce nouveau système, basé sur 25 indicateurs, impose une évaluation semestrielle et des plans de remédiation en cas de sous-performance, tout en évitant une approche punitive.
Un cadre structuré pour 25 indicateurs clés
Le nouveau Affiliation Quality Assurance Framework du GTEC introduit un système d'évaluation rigoureux pour les partenariats entre universités mentors et collèges affiliés. Les institutions doivent désormais s'évaluer conjointement deux fois par an, en s'appuyant sur 25 indicateurs répartis en cinq domaines : supervision académique, pratiques professionnelles, modération des évaluations, collaboration en recherche et renforcement des capacités professorales.
Chaque indicateur est noté sur une échelle de quatre niveaux, avec obligation de fournir des preuves documentaires. Les établissements affichant un score inférieur à 55 % dans un domaine déclencheront une intervention du GTEC, tandis que des lacunes persistantes pourraient entraîner un engagement accru de la Commission.
Une approche collaborative plutôt que punitive
Le Directeur général du GTEC, le professeur Ahmed Jinapor Abdulai, a insisté sur le caractère non punitif du cadre, conçu comme un outil de soutien pour clarifier les attentes et objectiver les évaluations. « Nous montons et tombons ensemble, et notre succès se mesure à la qualité des enseignants que nous formons pour la nation », a-t-il déclaré lors d'une formation à Kumasi.
Le cadre vise à identifier les priorités d'amélioration et à proposer des plans de remédiation concrets, avec des échéances réalistes. Les institutions doivent également définir des actions correctives pour les domaines jugés « en développement » ou « absents », en attribuant des responsabilités claires et des délais précis.
Des conséquences tangibles pour les établissements
Le professeur Samuel Atintonio a souligné que le cadre offre une voie structurée pour l'amélioration continue de la formation des enseignants. Par exemple, un manque de personnel enseignant (comme un ratio de 25 enseignants pour 50 postes requis) aura un impact direct sur la qualité de l'enseignement. Le système incite alors les institutions à recruter davantage de formateurs ou à recourir à des intervenants extérieurs pour combler les lacunes.
Cette réforme s'inscrit dans une volonté plus large de renforcer la qualité des partenariats académiques, tout en garantissant une meilleure accountability des établissements. Les premières évaluations semestrielles, prévues dès l'année universitaire en cours, permettront d'évaluer l'efficacité du dispositif et d'ajuster les interventions en conséquence.