Le Ghana réaffirme son ambition de devenir le hub économique privilégié des investisseurs internationaux sur le continent. Lors de l'Africa Business Investment Summit (ABIS) 2026 à Washington, les autorités ghanéennes ont présenté une stratégie axée sur l'industrialisation et l'exploitation des opportunités offertes par la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).
Une stratégie nationale tournée vers l'industrialisation
Le gouvernement ghanéen mise sur une transformation structurelle de son économie pour attirer les capitaux. Cette feuille de route repose sur des réformes visant à stabiliser le cadre macroéconomique et à renforcer les capacités productives du pays. Parmi les leviers activés, le programme « 24-Hour Economy » et le projet de cartographie des opportunités d'investissement visent à dynamiser la production nationale. Le secteur agricole, via le programme « Feed Ghana », est également identifié comme un pilier central pour réduire la dépendance aux importations et sécuriser l'approvisionnement en matières premières pour l'industrie locale.
Des infrastructures dédiées à la compétitivité
Pour soutenir cette montée en puissance manufacturière, le pays mise sur le développement de zones économiques spéciales et de parcs industriels. Des sites tels que la Greater Kumasi Industrial City, la Dawa Industrial Zone et le parc intégré de Tema sont présentés comme des infrastructures clés pour accroître la compétitivité du Ghana. Ces zones sont conçues pour faciliter l'implantation d'entreprises dans des secteurs variés, allant de l'énergie et de la technologie au secteur minier et maritime.
Le levier stratégique de la ZLECAf
En tant que siège du secrétariat de la ZLECAf, le Ghana se présente comme la porte d'entrée naturelle vers un marché continental de plus de 1,3 milliard de consommateurs, représentant un PIB cumulé supérieur à 3 500 milliards de dollars. Les autorités ghanéennes soulignent que cette position géographique et institutionnelle offre aux investisseurs un accès privilégié à l'ensemble du marché africain, favorisant ainsi l'expansion des entreprises à une échelle continentale.
Gouvernance et développement durable
Au-delà des incitations économiques, l'Otumfuo Osei Tutu II, présent lors du sommet, a insisté sur le rôle crucial de la gouvernance comme actif économique. Selon lui, la solidité des institutions est indispensable pour instaurer la confiance nécessaire aux investissements à long terme. Cette vision est partagée par les représentants diplomatiques ghanéens, qui appellent à des partenariats générateurs d'emplois locaux. L'objectif affiché est de créer un écosystème où la jeunesse africaine peut concrétiser ses aspirations professionnelles sur le continent, transformant ainsi le potentiel démographique en moteur de croissance durable.