Le Ghana franchit une étape décisive dans sa transition numérique en signant un accord avec l'Agence américaine pour le commerce et le développement (USTDA) et l'entreprise C-Squared Africa. Ce partenariat vise à réaliser une étude de faisabilité pour le déploiement de câbles à fibre optique en s'appuyant sur le réseau électrique existant, une stratégie clé pour renforcer la connectivité nationale.
Mutualisation des infrastructures pour la connectivité
L'accord, formalisé lors du Forum sur l'intelligence artificielle 2026 à Accra, ambitionne de réduire les coûts et d'accélérer l'accès à un internet haut débit fiable. En utilisant les infrastructures électriques déjà en place pour installer la fibre optique, le gouvernement ghanéen cherche à lever l'un des principaux obstacles logistiques à la transformation numérique du pays. Ce projet est soutenu par des acteurs institutionnels majeurs, dont le ministère de la Communication, de la Technologie numérique et de l'Innovation, ainsi que l'ambassade des États-Unis.
Une stratégie nationale centrée sur la souveraineté
Cette initiative s'inscrit dans la vision globale portée par la Stratégie nationale d'IA, lancée en avril 2026 par le président John Dramani Mahama. Le ministre Samuel Nartey George a insisté sur le fait que le développement de l'IA au Ghana doit reposer sur la souveraineté des données, le renforcement des capacités locales et le transfert de compétences techniques. L'enjeu est de créer une valeur durable pour les entreprises ghanéennes tout en adaptant les solutions technologiques aux réalités économiques locales.
Cadre réglementaire et adoption publique
Au-delà de l'infrastructure physique, le forum a mis en lumière la nécessité d'un cadre réglementaire robuste. Les discussions ont porté sur l'adaptation des lois sur la protection des données face aux défis de l'IA, notamment en matière de consentement et de transferts transfrontaliers. Parallèlement, des institutions comme la Banque mondiale et le Ghana Digital Acceleration Project (GDAP) travaillent sur la simplification des procédures de passation de marchés publics pour les technologies d'IA, visant à faciliter l'adoption de solutions numériques au sein de l'administration pour améliorer l'efficacité des services publics.