Le Service d'immigration du Ghana (GIS) a retiré 1 055 personnes sans papiers qui sollicitaient l'aumône dans les rues d'Accra et de Kumasi, conformément à une opération lancée par le ministre de l'Intérieur, Mubarak Mohammed Muntaka, pour combattre la présence de migrants clandestins et le phénomène du mendicité urbaine.
Une directive ministérielle au cœur de la campagne
Le ministre de l'Intérieur, Mubarak Mohammed Muntaka, a donné l'ordre d'intervenir dans les deux plus grandes villes du pays afin de réduire le nombre de migrants non documentés visibles dans l'espace public. Cette décision s'inscrit dans une série d'initiatives gouvernementales visant à renforcer le contrôle des frontières et à limiter les activités informelles perçues comme une menace pour la sécurité publique.
Déroulement de l'opération et chiffres clés
Le Service d'immigration a mené des rondes ciblées dans les quartiers les plus fréquentés d'Accra et de Kumasi, où les autorités ont identifié plus d'un millier de personnes vivant de la mendicité. Au total, 1 055 individus ont été escortés hors des rues, leurs dossiers étant transmis aux services compétents pour vérification de leur statut migratoire. Les autorités n'ont pas communiqué de détails supplémentaires sur les suites administratives prévues pour ces personnes.
Enjeux sociétaux et sécuritaires sous-jacents
Cette opération s'inscrit dans un contexte plus large de préoccupations liées à la traite des êtres humains et à l'exploitation de migrants vulnérables. Les responsables ont souligné que la présence de mendiants migrants pouvait masquer des réseaux de trafic et créer des tensions sociales dans les zones urbaines densément peuplées. En ciblant le phénomène du mendicité, le gouvernement cherche à protéger à la fois les citoyens ghanéens et les migrants en situation irrégulière.
Réactions et perspectives
Si les autorités ont présenté l'action comme une mesure de protection publique, les organisations de défense des droits humains surveillent de près les procédures appliquées aux personnes déplacées, rappelant l'importance du respect des droits fondamentaux et de l'accès à une assistance juridique. Le gouvernement n'a pas encore annoncé de programme d'accompagnement ou de régularisation pour les migrants concernés, laissant ouverte la question de la prise en charge à long terme.