Le Ghana intensifie sa stratégie de lutte contre l'insécurité routière à travers l'adoption d'un nouveau cadre réglementaire. Cette initiative vise à dépasser l'objectif annuel de réduction de 5 % des accidents, en s'alignant sur les engagements internationaux pris dans le cadre des Objectifs de développement durable (ODD) des Nations Unies.
Un alignement sur les standards internationaux
Le département de la circulation et des transports (MTTD) de la police ghanéenne place désormais la barre plus haut. Si le pays s'était initialement fixé une réduction annuelle de 5 % des accidents de la route, les nouvelles mesures visent une ambition bien plus large : atteindre une baisse de 50 % des accidents d'ici la fin de la période définie par les ODD, en prenant pour référence l'année 2021. Ce changement de cap témoigne d'une volonté de transformer structurellement la gestion de la sécurité sur les axes routiers nationaux.
La lutte contre l'excès de vitesse comme priorité
Au cœur de cette stratégie, la lutte contre l'excès de vitesse est identifiée par les autorités comme un levier critique. L'ACP Alexander Kwaku Obeng, directeur de l'éducation, de la recherche et de la formation au sein du MTTD, souligne que la vitesse excessive demeure une cause majeure de mortalité et de traumatismes sur les routes ghanéennes. Des dispositifs spécifiques ont été déployés pour mieux contrôler et sanctionner ces comportements, qualifiés par les autorités de véritable plaie pour la conscience collective.
Une approche multidimensionnelle de la sécurité
Le succès de cette ambition repose sur une combinaison de facteurs. Au-delà du renforcement des contrôles policiers sur le terrain, le gouvernement mise sur une amélioration de l'infrastructure routière et une application rigoureuse du nouveau cadre réglementaire. L'articulation entre ces mesures coercitives, les investissements dans le réseau routier et les campagnes de sensibilisation est présentée comme la condition nécessaire pour dépasser les objectifs de réduction annuelle et garantir une baisse durable de la sinistralité sur l'ensemble du territoire.