Le Ghana renforce son architecture nationale de réponse aux urgences sanitaires

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 20 lectures
Le Ghana renforce son architecture nationale de réponse aux urgences sanitaires

Le Service de santé du Ghana (GHS) a officiellement déployé un nouveau cadre opérationnel pour les urgences de santé publique (PHEOC). Ce dispositif vise à structurer la réponse nationale face aux épidémies et crises sanitaires en favorisant une coordination multisectorielle rigoureuse.

Une plateforme de coordination interinstitutionnelle

Le nouveau cadre PHEOC ne modifie pas les mandats légaux des institutions existantes, mais agit comme un catalyseur de ressources et d'expertise. Selon le professeur Samuel Kaba Akoriyea, directeur général du GHS, l'objectif est de décloisonner les interventions en réunissant les capacités des ministères, des services de sécurité, du monde académique et du secteur privé. Cette approche intégrée doit permettre une circulation fluide de l'information et une action collective plus réactive, essentielle pour éviter la saturation des systèmes de santé lors de crises majeures.

Cinq piliers stratégiques pour l'horizon 2030

Le lancement s'accompagne de cinq documents directeurs qui définissent la feuille de route du pays jusqu'en 2030. Parmi ces textes figurent le plan stratégique national, un manuel opérationnel, ainsi que des procédures standardisées pour la gestion des effectifs en cas de pic épidémique. Ces outils ont été conçus pour répondre aux lacunes identifiées lors des évaluations externes conjointes et pour aligner le Ghana sur le Règlement sanitaire international de 2005.

Tirer les leçons des crises passées

L'initiative puise ses fondements dans les enseignements tirés de l'épidémie d'Ebola en Afrique de l'Ouest et de la pandémie de COVID-19. Ces événements ont mis en lumière la vulnérabilité des systèmes nationaux face aux fermetures de frontières et aux perturbations économiques mondiales. Le GHS insiste sur le fait que la préparation ne doit plus être théorique : le succès de ce cadre reposera sur la capacité des acteurs à passer de la planification à une fonctionnalité réelle sur le terrain, en maintenant des centres d'opérations connectés et durables.

Une responsabilité partagée au-delà du secteur médical

Le professeur Akoriyea a souligné que la sécurité sanitaire ne peut être la seule prérogative du ministère de la Santé. Le cadre bénéficie du soutien technique et financier de partenaires internationaux, dont l'OMS, les CDC américains et africains, ainsi que l'agence coréenne de coopération internationale (KOICA). Ce maillage institutionnel vise à créer un système résilient, capable d'évoluer par des mises à jour continues, afin de garantir que les générations futures disposent d'une base opérationnelle solide pour affronter les menaces sanitaires imprévisibles.

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