Le président ghanéen a engagé des discussions stratégiques avec le directeur général de la Société financière internationale (SFI), Makhtar Diop, afin de dynamiser le développement économique du pays. Cette collaboration vise à mobiliser des investissements ciblés dans des secteurs prioritaires pour transformer structurellement l'économie nationale.
Priorité à la transformation agricole et industrielle
Au cœur des échanges figure le renforcement de la chaîne de valeur agricole, avec un accent particulier sur le cacao, l'huile de palme et l'aviculture. Le gouvernement ghanéen affiche une ambition claire : transformer localement au moins 50 % de ses ressources agricoles et minières. Cette stratégie de valeur ajoutée locale est présentée comme un levier essentiel pour stimuler l'industrialisation et générer des emplois durables, notamment pour la jeunesse.
Modernisation des infrastructures et connectivité
Le programme national « Big Push » constitue le socle des discussions sur les infrastructures. Le gouvernement et la SFI explorent des opportunités d'investissement dans des secteurs critiques tels que le ferroviaire, l'aviation et le réseau routier. Parallèlement, le renforcement de l'accès à l'énergie et l'amélioration de la connectivité numérique sont identifiés comme des piliers indispensables pour soutenir la compétitivité des entreprises ghanéennes et attirer davantage de capitaux privés.
Réforme du système éducatif secondaire
Le volet social de ce partenariat se concentre sur l'éducation, avec le déploiement d'un financement de 300 millions de dollars obtenu auprès de la Banque mondiale. Cet investissement est spécifiquement destiné à accroître les capacités d'accueil des lycées publics. L'objectif affiché est de mettre fin définitivement au système de double flux dans l'enseignement secondaire d'ici la fin de l'année 2027, garantissant ainsi un accès plus équitable à une éducation de qualité.
Indicateurs de stabilisation macroéconomique
Ces initiatives s'inscrivent dans un contexte où le gouvernement ghanéen affirme observer les premiers signes de redressement après une période de crise sévère. Le président a souligné une tendance à la baisse de l'inflation et une réduction de l'endettement national. Ces indicateurs, couplés à une confiance renouvelée des investisseurs, servent de base à la stratégie actuelle de mobilisation de financements internationaux pour soutenir les priorités de développement du pays.