La ministre ghanéenne du Genre, de l'Enfance et de la Protection sociale, Dr Agnes Naa Momo Lartey, a effectué une visite de terrain dans la municipalité d'Adenta pour superviser le versement des allocations du programme Livelihood Empowerment Against Poverty (LEAP). Cette opération de contrôle vise à garantir la transparence du processus et à assurer que les fonds publics parviennent effectivement aux ménages les plus démunis.
Une restructuration basée sur la réévaluation des besoins
Le programme LEAP intègre actuellement une nouvelle phase de déploiement incluant à la fois les bénéficiaires historiques et des ménages récemment inscrits. Cette mise à jour fait suite à une réévaluation nationale nécessaire, selon la ministre, pour adapter l'aide à l'évolution réelle des conditions de vie des citoyens. L'objectif est de permettre la sortie du dispositif des foyers dont la situation économique s'est améliorée, libérant ainsi des ressources pour les familles en situation d'extrême pauvreté.
Détails des barèmes de versement
Pour cette session, deux cycles de paiement ont été cumulés afin de soutenir les bénéficiaires. Les montants alloués varient selon la taille du foyer et son niveau de vulnérabilité identifié : les ménages de un à deux membres perçoivent entre 760 et 784 GH¢, ceux de trois à quatre membres reçoivent entre 904 et 984 GH¢, tandis que les foyers de cinq membres ou plus bénéficient d'une aide allant de 1 188 à 1 260 GH¢.
Responsabilisation des acteurs locaux
Lors de ses échanges avec les autorités municipales et les travailleurs sociaux, Dr Lartey a insisté sur l'importance d'une surveillance accrue pour préserver l'intégrité du système. Elle a particulièrement interpellé les aidants et tuteurs, chargés de percevoir les fonds pour le compte des bénéficiaires les plus fragiles, leur rappelant l'obligation éthique d'utiliser ces sommes exclusivement pour les besoins des ayants droit. Les autorités locales ont été encouragées à maintenir une vigilance constante pour éviter tout détournement des objectifs sociaux du programme.
Canaux de recours pour les bénéficiaires
Afin d'assurer un suivi de proximité, le ministère a rappelé l'existence de mécanismes de réclamation. Les citoyens rencontrant des difficultés liées à leur inscription ou au processus de paiement sont invités à se rapprocher des responsables sociaux de leur communauté ou des bureaux de district. Des lignes téléphoniques dédiées (0800-800-800, 0800-900-900 ou 0303 969 399) restent également disponibles pour toute assistance technique ou signalement.