Le Major Général Timothy Ba-Taa-Banah, directeur du Centre national de fusion contre le terrorisme du Ghana, a officiellement appelé les professionnels des médias à renforcer leur rôle dans la préservation de la paix. Cette initiative, portée par le Secrétariat du Conseil national de sécurité, vise à transformer les journalistes en partenaires stratégiques capables d'identifier les menaces émergentes avant qu'elles ne dégénèrent.
Une sentinelle au cœur des communautés
Lors d'une rencontre organisée à Dumesua, dans la région de Bono, le Major Général a souligné que la proximité des médias avec les populations locales en fait des acteurs indispensables du système d'alerte précoce du pays. En relayant les craintes et les tensions observées à la base, les journalistes permettent aux autorités de prendre des décisions préventives éclairées. Cette collaboration est présentée comme un levier essentiel pour maintenir la réputation du Ghana en tant que pôle de stabilité en Afrique de l'Ouest, un statut qui, selon les autorités, ne peut être maintenu par les seules forces de sécurité.
Responsabilité éditoriale et enjeux de sécurité
Le débat a également porté sur l'éthique journalistique dans un contexte sécuritaire régional en pleine mutation. Bernice Hiadzi-Hetor, du Secrétariat du Conseil national de sécurité, a insisté sur la nécessité d'informer sans attiser les tensions, rappelant que le pouvoir de la presse impose une rigueur accrue dans le traitement des faits. Le Dr James Natia, universitaire, a pour sa part mis en garde contre les dérives d'un journalisme biaisé, exhortant les rédactions à privilégier l'intérêt national sur les impératifs commerciaux afin d'éviter d'aggraver les malentendus sociaux.
Vers une communication fluide entre presse et autorités
Pour concrétiser ce partenariat, les autorités appellent à l'établissement de canaux de communication plus robustes entre les rédactions et les institutions de sécurité. L'objectif est de faciliter la vérification rapide des informations, notamment en période de crise. Le principe du « si vous voyez quelque chose, dites quelque chose » a été érigé en ligne de conduite pour les citoyens et les journalistes, afin de favoriser une approche proactive de la sécurité. Ce dialogue, qui a réuni des représentants de diverses régions et instances de régulation, marque une volonté institutionnelle de pérenniser une coopération volontaire et structurée pour anticiper les risques de déstabilisation.