L'Agence d'audit interne (IAA) du Ghana a officiellement installé de nouveaux comités d'audit au sein des assemblées métropolitaines, municipales et de district (MMDA) de la région du Grand Accra. Cette initiative vise à instaurer une rigueur accrue dans la gestion des fonds publics et à garantir que les ressources allouées au développement local soient utilisées avec une transparence totale.
Une exigence de redevabilité face à la décentralisation financière
Avec plus de 80 % du Fonds commun des assemblées de district (DACF) désormais transféré directement aux autorités locales, la responsabilité de ces dernières en matière de gestion financière est devenue cruciale. La vice-ministre du Gouvernement local, de la Chefferie et des Affaires religieuses, Rita Naa Odoley Sowah, a souligné que l'augmentation des flux financiers vers les MMDA impose un contrôle plus strict. Les comités ont pour mission de surveiller étroitement les processus de passation des marchés, les dépenses, la mobilisation des recettes et la gestion des actifs pour éviter les pertes financières et les infractions récurrentes aux règles comptables.
Des missions de contrôle opérationnel
Au-delà de la simple formalité administrative, ces comités sont investis d'un rôle de partenaire stratégique pour la bonne gouvernance. Selon Bismark Aborbi-Ayitey, directeur général adjoint de l'IAA, les membres doivent agir avec indépendance et objectivité. Leur travail consiste à examiner les rapports d'audit, à veiller à l'application effective des recommandations et à corriger les faiblesses des contrôles internes. L'accent est mis sur l'action corrective : une recommandation d'audit n'a de valeur que si elle se traduit par des changements concrets dans la gestion quotidienne des assemblées.
Une structure indépendante pour garantir l'intégrité
Chaque comité est composé de cinq membres, garantissant un équilibre entre expertise externe et connaissance interne. Trois membres sont indépendants, dont un nommé par l'IAA et deux par l'Institut des experts-comptables du Ghana, tandis que les deux autres sont issus de la direction des assemblées. Pour assurer l'éthique de leur mission, les membres ont prêté serment et ont dû remplir des déclarations de conflit d'intérêts. Le succès de ces comités sera évalué par leur capacité à améliorer durablement les opérations des assemblées, conformément aux dispositions de la loi sur la gestion des finances publiques (PFM Act).