Le vice‑ministre ghanéen de l’Énergie, Richard Gyan‑Mensah, a indiqué que près de 2 000 des 2 760 conteneurs de l’Électricité de Ghana (ECG) restés bloqués dans les ports ont été récupérés, tandis que 283 demeurent non identifiés. Un comité inter‑institutionnel chargé de la traçabilité de ces biens doit rendre compte de l’avancement d’ici la fin octobre 2026.
Un audit qui a mis en lumière un stock de conteneurs bloqués
Le rapport de la Cour des comptes a révélé que 2 760 conteneurs appartenant à l’ECG étaient restés non dédouanés dans les terminaux portuaires ghanéens, soulevant des questions de gouvernance et de perte potentielle de ressources publiques. Cette situation a déclenché la création d’une commission d’enquête placée sous la tutelle du ministère de l’Énergie.
Composition et fonctionnement du comité d’enquête
Le groupe de travail réunit des représentants des autorités portuaires, des services de sécurité, de l’ECG, du ministère des Finances et de la Ghana Revenue Authority (GRA). Il se réunit chaque lundi pour faire le point sur les récupérations, ajuster les stratégies de localisation et coordonner les vérifications documentaires entre les douanes et les terminaux.
Progression de la récupération : entre accélération et ralentissement
Au lancement de l’opération, l’équipe a pu évacuer jusqu’à 50 conteneurs par jour. Cependant, la cadence a chuté, avec des journées où seulement deux conteneurs ont été récupérés, voire des semaines sans aucun avancement. Les difficultés proviennent de la dispersion des conteneurs sur plusieurs terminaux et de la nécessité de recouper les dossiers douaniers pour chaque unité.
Perspectives et prochaine étape
Le ministère de l’Énergie conserve les conteneurs déjà récupérés, certains étant stockés dans son entrepôt et d’autres dans les dépôts de l’ECG en vue d’une redistribution. Un rapport officiel, qui détaillera les 2 000 conteneurs récupérés et les 283 toujours non identifiés, doit être publié avant la fin du mois d’octobre 2026. Ce document servira de base pour d’éventuelles mesures correctives et pour renforcer les procédures de suivi des marchandises aux ports ghanéens.