Le Ghana réaffirme son soutien à la Cour pénale internationale face aux appels à son démantèlement

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 14 lectures
Le Ghana réaffirme son soutien à la Cour pénale internationale face aux appels à son démantèlement

Le Ghana s'est officiellement opposé aux voix réclamant la dissolution de la Cour pénale internationale (CPI), prônant au contraire son renforcement pour garantir l'imputabilité des auteurs de crimes contre l'humanité. Cette position, exprimée lors de l'Assemblée générale des Nations Unies, souligne la nécessité d'une justice internationale robuste pour répondre aux violations persistantes des droits fondamentaux.

Un rempart nécessaire contre l'impunité

Lors de la commémoration du 25e anniversaire de la Déclaration de Durban, le ministre ghanéen des Affaires étrangères, Samuel Okudzeto Ablakwa, a insisté sur le rôle protecteur de la CPI. Pour Accra, l'institution ne doit pas être condamnée, mais soutenue afin d'imposer des conséquences sévères aux responsables de crimes graves. Le ministre a rappelé que, malgré l'adoption de la Déclaration de Durban il y a un quart de siècle, le monde reste confronté à des défis majeurs tels que le racisme anti-Noir, la xénophobie et des conflits armés dévastateurs, notamment au Soudan et en Palestine.

La question de la justice réparatrice

Au-delà de la répression des crimes actuels, le Ghana place la justice réparatrice au cœur de son agenda diplomatique. Le gouvernement ghanéen souligne que les séquelles de l'esclavage et de la traite transatlantique continuent d'alimenter les inégalités contemporaines. À cet égard, le ministre a mis en avant l'adoption récente d'une résolution portée par le Ghana aux Nations Unies, qualifiant la traite des Africains de crime le plus grave contre l'humanité, une étape jugée cruciale pour engager un processus de réparation historique.

Réformer la gouvernance mondiale

Le plaidoyer ghanéen s'étend à une remise en question de l'architecture actuelle des Nations Unies. Samuel Okudzeto Ablakwa a critiqué l'absence persistante de l'Afrique parmi les membres permanents du Conseil de sécurité, alors que le continent représente désormais une population d'environ 1,4 milliard d'habitants. Cette exclusion est perçue comme un frein à une représentation équitable et à une action internationale plus efficace contre les injustices, qu'elles soient héritées du passé ou liées aux crises humanitaires actuelles.

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