Le Ghana projette la construction d'une centrale thermique de 1 200 MW pour renforcer son autonomie énergétique

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 21 lectures
Le Ghana projette la construction d'une centrale thermique de 1 200 MW pour renforcer son autonomie énergétique

Le gouvernement ghanéen ambitionne de renforcer significativement ses capacités de production électrique avec le lancement d'une centrale thermique au gaz de 1 200 mégawatts. Ce projet, dont la signature est prévue avant la fin de l'année 2026, vise à surpasser la puissance installée du barrage hydroélectrique d'Akosombo, actuellement le plus grand site de production du pays.

Une stratégie face aux mutations énergétiques

Le président John Dramani Mahama justifie cet investissement par les évolutions rapides du paysage énergétique mondial. Face à la transition vers les énergies renouvelables et à l'essor de la mobilité électrique, l'État cherche à éviter le risque d'actifs échoués. En privilégiant une infrastructure détenue par l'État plutôt que de dépendre exclusivement des producteurs indépendants d'électricité (IPP), le gouvernement entend garder la maîtrise de son mix énergétique tout en répondant à une demande croissante.

Assainissement financier et stabilité du réseau

La viabilité de ce projet s'appuie sur une restructuration profonde du secteur. Le président a confirmé que les dettes accumulées auprès des producteurs d'énergie ont été apurées et que le système de recouvrement de la compagnie nationale d'électricité (ECG) a été réorganisé. Cette priorité donnée aux paiements des fournisseurs a permis de stabiliser l'offre électrique, mettant fin aux menaces de coupures récurrentes qui pesaient sur le réseau national.

Valorisation des ressources gazières nationales

L'expansion de la capacité thermique est étroitement liée à la dynamique du secteur pétrolier et gazier ghanéen. Avec une hausse de la production pétrolière de près de 38 % depuis 2025, le pays bénéficie d'investissements massifs, notamment les 2 milliards de dollars injectés par les partenaires du champ Jubilee pour le forage de 20 nouveaux puits, et les 1,5 milliard de dollars investis par Eni sur le champ Sankofa. Ces ressources gazières accrues garantissent l'approvisionnement futur de la nouvelle centrale, tout en renforçant les revenus de l'État. Parallèlement, l'intérêt renouvelé de majors internationales comme ExxonMobil et Shell pour le bassin ghanéen confirme le potentiel de croissance du secteur pour les années à venir.

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