Le Ghana priorise les zones les plus vulnérables pour le déploiement de sa couverture santé primaire

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 27 lectures
Le Ghana priorise les zones les plus vulnérables pour le déploiement de sa couverture santé primaire

Le Ghana Health Service (GHS) a officiellement lancé le déploiement de son programme de soins de santé primaires gratuits (FPHC), en plaçant la réduction des inégalités géographiques et sociales au cœur de sa stratégie. Le directeur général du GHS, le Dr Samuel Kaba Akoriyea, a insisté sur le fait que le choix des zones prioritaires repose exclusivement sur des indicateurs de vulnérabilité, écartant toute considération politique dans la sélection des districts bénéficiaires.

Des critères de sélection basés sur la vulnérabilité

La sélection des districts ne doit rien au hasard. Pour identifier les zones prioritaires, les autorités sanitaires se sont appuyées sur des indicateurs précis : la densité des infrastructures hospitalières, les taux de mortalité maternelle, le niveau de scolarisation et, surtout, l'enclavement géographique. Le Dr Akoriyea a cité l'exemple des plaines d'Afram, où les barrières naturelles, comme l'absence de liaisons maritimes vers le continent, constituent un obstacle majeur à l'accès aux soins d'urgence. L'objectif est de garantir que les populations les plus isolées deviennent la priorité absolue du système de santé.

Réduire les disparités entre les régions

Le programme vise à corriger un déséquilibre structurel flagrant entre les zones urbaines, comme Accra, et les régions septentrionales du pays. Selon le directeur général, la mortalité liée à des pathologies traitables, telles que le paludisme, est nettement plus élevée dans le nord du Ghana. Cette disparité n'est pas due à la sévérité intrinsèque de la maladie, mais à un déficit criant en personnel qualifié et en infrastructures hospitalières. Le programme FPHC entend ainsi rééquilibrer l'offre de soins en renforçant la présence médicale là où elle est la plus rare.

Une mise en œuvre sans alourdissement administratif

Pour assurer l'efficacité du dispositif, le GHS a fait le choix de la continuité structurelle. Aucune nouvelle strate administrative ne sera créée ; le programme s'appuiera sur l'organisation existante du service de santé. Le Dr Akoriyea a exhorté les directeurs de district à privilégier la compétence opérationnelle sur le terrain plutôt que les titres hiérarchiques. Les infirmiers et agents de santé communautaires, en première ligne, sont désignés comme les acteurs clés de cette réforme. Le rôle des cadres supérieurs est désormais redéfini : ils doivent agir comme des soutiens logistiques et stratégiques pour permettre aux agents de terrain d'accomplir leur mission auprès des citoyens.

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