Le Ghana plaide pour une réforme structurelle du financement international de la préservation forestière

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 13 lectures
Le Ghana plaide pour une réforme structurelle du financement international de la préservation forestière

Le vice-ministre ghanéen des Terres et des Ressources naturelles, Yusif Sulemana, a appelé à une refonte des mécanismes de financement de la protection des forêts tropicales lors d'une table ronde à New York. Il insiste sur la nécessité de passer d'une logique de projets à court terme vers des systèmes nationaux robustes et prévisibles.

Vers une stabilité financière pour la conservation

Pour le gouvernement ghanéen, l'efficacité de la protection forestière repose sur la capacité des États à planifier sur le long terme. Le Dr Sulemana a souligné auprès du Tropical Forest Forever Facility (TFFF) que les critères d'éligibilité et les règles de paiement doivent être clarifiés pour permettre une continuité opérationnelle. En s'appuyant sur l'expérience du programme REDD+, le Ghana cherche à démontrer qu'un cadre financier stable est indispensable pour éviter l'échec des initiatives environnementales limitées par des cycles de financement trop courts.

L'impératif du bénéfice communautaire

Au-delà des enjeux techniques, le député de Bole-Bamboi a rappelé que la préservation des écosystèmes doit impérativement se traduire par une amélioration tangible des conditions de vie des populations locales. Selon lui, l'adhésion des communautés dépend de la transparence et de la réalité des bénéfices qu'elles tirent de la conservation. Il plaide pour que les mécanismes de partage des revenus soient directement corrélés aux efforts de protection, transformant ainsi la forêt en un levier de développement socio-économique pour les riverains.

Intégration des systèmes nationaux existants

Le Dr Sulemana a mis en garde contre la création de structures parallèles coûteuses et souvent déconnectées des réalités de terrain. Il préconise que le TFFF s'appuie sur les dispositifs de surveillance, les garanties de sauvegarde et les systèmes de partage des bénéfices déjà en place au niveau national. Cette approche permettrait d'optimiser les ressources financières tout en renforçant la souveraineté des pays forestiers dans la gestion de leurs propres ressources naturelles.

Une expertise africaine au sein de la gouvernance

Réitérant une demande formulée en juillet dernier, le Ghana sollicite officiellement un siège au sein du conseil d'administration intérimaire du TFFF. L'objectif est de faire valoir l'expérience pratique du pays pour influencer les décisions stratégiques de l'organisation. En saluant le leadership de la Norvège et du Brésil, le Ghana affirme sa volonté de jouer un rôle moteur dans la définition d'un modèle financier international capable de soutenir durablement la survie des forêts tropicales africaines.

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