Le gouvernement ghanéen a réussi à lever 3,15 milliards de cédis lors de sa dernière émission obligataire à quatre ans, attirant un intérêt marqué des investisseurs sur le marché domestique. Cette opération, qui a suscité des offres totales de 4,46 milliards de cédis, souligne la confiance persistante des acteurs financiers pour les titres de créance à moyen terme de l'État.
Une demande excédentaire pour le titre à quatre ans
L'adjudication, réalisée via un processus de constitution de livre d'ordres, a enregistré un ratio de couverture de 1,41, confirmant une demande supérieure à l'offre initiale. Sur les 4,46 milliards de cédis proposés par les investisseurs, le gouvernement a finalement retenu 3,15 milliards de cédis, soit environ 70,57 % des soumissions reçues. Ce titre, libellé en monnaie locale et arrivant à échéance en 2030, a été principalement ciblé vers les investisseurs résidents, bien que la participation des non-résidents ait été autorisée.
Un rendement stabilisé à 12 %
Le taux de rendement final s'est établi à 12,00 %, se situant dans la fourchette basse des attentes du marché, qui anticipait un taux compris entre 12,00 % et 13,50 %. Ce niveau de rémunération se révèle être 130 points de base supérieur au taux de référence du marché secondaire pour les obligations à quatre ans, établi après le programme d'échange de dette domestique (DDEP). Parallèlement, ce rendement affiche une baisse de 50 points de base par rapport à l'émission obligataire à sept ans réalisée par l'État entre mars et avril 2026.
Un écosystème financier mobilisé
Pour mener à bien cette opération, le gouvernement s'est appuyé sur un consortium de spécialistes en valeurs du Trésor, incluant Absa Bank, CalBank, Fincap Securities, GCB Bank, OA Capital et Stanbic Bank. L'obligation est destinée à être cotée à la Bourse du Ghana, renforçant ainsi la liquidité des instruments financiers sur la place financière d'Accra. Cette émission s'inscrit dans la stratégie globale de gestion de la dette publique ghanéenne, visant à diversifier les sources de financement tout en stabilisant les coûts d'emprunt sur le moyen terme.