Le ministre ghanéen de l’Énergie et de la Transition verte, Dr John Abdulai Jinapor, a rappelé que le succès du plan visant à porter l’accès au GPL à 50 % d’ici 2030 dépendra d’investissements soutenus dans les infrastructures de stockage et de distribution, notamment grâce à l’engagement du secteur privé.
Un objectif ambitieux pour le secteur énergétique
Le gouvernement ghanéen s’est fixé la cible d’assurer que la moitié des foyers du pays puissent se procurer du gaz de pétrole liquéfié (GPL) d’ici la fin de la prochaine décennie. Cette ambition s’inscrit dans une stratégie plus large de promotion de la cuisson propre, de réduction des émissions de carbone et d’amélioration de la sécurité énergétique. Atteindre ce seuil nécessite non seulement une hausse du volume disponible, mais aussi une chaîne logistique capable de répondre à une demande croissante.
Le terminal de 6 000 t et la première livraison par MT Asharami Ghana
Le 30 septembre, le ministre a annoncé la mise en service d’un nouveau terminal de stockage d’une capacité de 6 000 tonnes métriques, inauguré en même temps que la première livraison de GPL effectuée par le navire MT Asharami Ghana. Cette double opération illustre le rôle déterminant que les investisseurs privés, notamment le groupe Sahara et sa filiale Asharami Ghana, peuvent jouer dans le développement des infrastructures critiques. Le terminal, situé stratégiquement pour faciliter la distribution nationale, représente une première étape concrète vers la consolidation d’une offre fiable.
Retombées économiques et environnementales attendues
Selon le ministre, ces projets d’infrastructure ne se limitent pas à la simple disponibilité du combustible. Ils génèrent des opportunités d’emploi et de croissance dans les secteurs du négoce, de la logistique, du transport et de la distribution. En outre, l’élargissement de l’accès au GPL favorise la transition vers des modes de cuisson moins polluants, contribuant ainsi à la lutte contre la déforestation et les maladies respiratoires liées à l’utilisation de combustibles solides. Le renforcement de la chaîne d’approvisionnement améliore également la résilience du pays face aux fluctuations du marché mondial de l’énergie.
Vers une chaîne d’approvisionnement plus résiliente
Le ministre a souligné que le succès du plan dépendra de la capacité du Ghana à développer des infrastructures de stockage et de distribution suffisantes pour absorber des volumes plus importants de GPL. Les investissements privés, comme celui du Sahara Group, sont perçus comme complémentaires aux actions gouvernementales, permettant d’accélérer la mise en place de réseaux de distribution plus étendus, notamment dans les zones rurales où l’accès reste limité. Cette synergie entre public et privé devrait, à terme, stabiliser les prix du GPL et garantir un approvisionnement continu aux ménages.