Le ministre de la Communication et de l'Innovation numérique, Samuel Nartey George, a inauguré l'édition 2025 du programme Girls-In-ICT, une initiative nationale visant à réduire la fracture numérique entre les genres. Ce projet ambitionne de transformer 100 jeunes filles issues des régions de la Volta et du Haut-Occident en actrices majeures de l'économie numérique ghanéenne.
Une stratégie pour l'inclusion technologique
Le programme Girls-In-ICT se positionne comme un investissement structurel pour le pays. Face à une sous-représentation persistante des femmes dans des domaines critiques tels que l'intelligence artificielle (IA), la cybersécurité, l'ingénierie logicielle et la science des données, le gouvernement ghanéen cherche à renforcer sa compétitivité globale. L'objectif est clair : passer d'une simple consommation de technologies à une capacité de création et de résolution de problèmes concrets par le numérique.
Immersion professionnelle et mentorat
Durant cinq jours, les bénéficiaires participent à un cursus intensif mêlant formation technique et développement personnel. Le programme inclut des sessions de codage, des ateliers sur les technologies émergentes et des échanges avec des professionnelles du secteur. Ce mentorat vise à renforcer la confiance des participantes et à leur offrir des perspectives de carrière concrètes en tant qu'entrepreneures, chercheuses en IA ou développeuses, tout en favorisant le travail d'équipe.
Responsabilité et éthique numérique
Au-delà des compétences techniques, le ministre a insisté sur l'importance de l'éthique dans l'usage des outils numériques. Les jeunes filles ont été sensibilisées aux enjeux de la protection de la vie privée, à la lutte contre la désinformation et à la gestion des biais algorithmiques. Cette approche souligne la volonté des autorités de former une génération capable de naviguer dans un monde dominé par l'IA tout en défendant des pratiques responsables.
Un levier pour le développement national
Le directeur général du Centre d'excellence Kofi Annan (KACE) a rappelé que l'influence croissante de l'IA dans les services publics et le monde des affaires rend cette formation indispensable. En encourageant ces jeunes filles à devenir des ambassadrices du numérique dans leurs communautés respectives, le Ghana espère créer un effet d'entraînement pour susciter davantage de vocations dans les filières scientifiques et technologiques, assurant ainsi une transformation numérique inclusive et durable.