La ministre désignée de l'Environnement, de la Science et de la Technologie, Dr Zanetor Agyeman-Rawlings, a réaffirmé la volonté du gouvernement ghanéen de maintenir l'interdiction des produits en polystyrène expansé au 1er janvier 2027. Cette mesure, qui vise la production, l'importation et l'usage des emballages alimentaires jetables, s'inscrit dans une stratégie nationale de lutte contre la crise persistante de la gestion des déchets.
Un calendrier ferme face aux risques environnementaux
Lors de son audition devant la commission des nominations du Parlement à Accra, Dr Agyeman-Rawlings a souligné que les risques écologiques liés à l'utilisation massive et à l'élimination inappropriée du polystyrène ne peuvent plus être ignorés. Selon la ministre désignée, l'Agence de protection de l'environnement (EPA) a déjà amorcé une phase de sensibilisation active, notamment à Kumasi, pour préparer les acteurs économiques et les citoyens à cette transition réglementaire. L'objectif est de mettre fin à une dépendance aux plastiques à usage unique qui pèse lourdement sur les écosystèmes locaux.
Le levier des incitations et des sanctions
Au-delà de l'interdiction pure, la responsable politique insiste sur la nécessité d'une transformation profonde des habitudes de consommation. Rappelant des pratiques domestiques plus anciennes, où l'usage de contenants réutilisables était la norme, elle appelle à une évolution des comportements collectifs. Pour accompagner cette transition, elle préconise une approche combinant des mécanismes d'incitation pour les entreprises et des sanctions pour garantir le respect de la future réglementation.
L'enjeu crucial de l'application sur le terrain
La réussite de cette politique publique dépendra, selon Dr Agyeman-Rawlings, de la rigueur avec laquelle les autorités appliqueront les mesures de contrôle. Si le changement de comportement des citoyens est identifié comme un processus graduel, la ministre désignée estime que la fermeté de l'État dans l'application de l'interdiction sera le facteur déterminant pour réduire durablement l'impact environnemental des emballages en polystyrène au Ghana. Le maintien de l'échéance de 2027 est ainsi présenté comme un signal fort envoyé aux industriels et aux distributeurs.