Le département des services vétérinaires du ministère de l'Alimentation et de l'Agriculture du Ghana a lancé une campagne nationale de vaccination gratuite contre la rage. Cette initiative, qui cible 25 000 chiens et chats dans les zones à haut risque, s'inscrit dans une stratégie globale visant à éliminer les décès humains dus à la rage transmise par les animaux d'ici 2030.
Une mobilisation nationale pour la santé publique
Déployée tout au long du mois de septembre 2026, cette opération coïncide avec le Mois mondial de la lutte contre la rage. Les autorités sanitaires insistent sur la dangerosité de cette pathologie, rappelant qu'elle est quasi systématiquement mortelle une fois les symptômes déclarés. La vaccination annuelle des animaux de compagnie est présentée comme le levier principal pour briser la chaîne de transmission vers l'homme.
Sensibilisation et accessibilité linguistique
Au-delà de l'acte médical, le programme mise sur une stratégie de communication de proximité. Des campagnes d'information seront menées dans les écoles, les lieux de culte et au sein des communautés. Pour garantir une portée maximale, des contenus audiovisuels seront diffusés en plusieurs langues locales, notamment le twi, le ga, l'ewe et le hausa, afin de toucher les populations les plus larges sur l'ensemble du territoire.
Cadre réglementaire et appel à la coopération
Le département des services vétérinaires rappelle aux propriétaires que la vaccination est une obligation légale. Le non-respect de cette mesure peut constituer une infraction aux règlements des assemblées métropolitaines, municipales et de district (MMDA). Passé le délai de la campagne gratuite, les propriétaires devront s'acquitter des frais de vaccination habituels. Face à l'ampleur du défi, les autorités appellent les organisations de la société civile, les chefs traditionnels et le secteur privé à soutenir cette initiative par la fourniture de vaccins, de logistique et une aide à la mobilisation communautaire.
Protocole d'urgence en cas d'exposition
En complément de la vaccination, les autorités sanitaires rappellent les réflexes vitaux en cas d'incident. Toute personne ayant subi une morsure ou une griffure d'animal doit consulter immédiatement un centre médical. Il est également impératif de signaler l'animal impliqué au centre vétérinaire le plus proche afin de permettre une surveillance sanitaire adéquate et d'éviter toute propagation du virus.