La Driver and Vehicle Licensing Authority (DVLA) du Ghana a officiellement lancé la phase pilote de ses nouvelles plaques d'immatriculation équipées de la technologie d'identification par radiofréquence (RFID). Ce projet, qui s'inscrit dans une volonté de modernisation et de sécurisation du parc automobile national, précède un déploiement généralisé prévu pour janvier 2027.
Une montée en puissance de la sécurité routière
L'introduction de ces plaques intelligentes répond à l'adoption du règlement sur la circulation routière de 2026 (L.I. 2519). L'objectif principal de la DVLA est de renforcer l'intégrité du système d'immatriculation en rendant les plaques plus résistantes aux tentatives de falsification. Grâce à la technologie RFID, les autorités visent une meilleure traçabilité des véhicules, ce qui devrait contribuer à une gestion plus efficace de la sécurité publique et à une protection accrue des revenus liés à l'immatriculation.
Un design repensé pour l'authentification
Au-delà de l'intégration technologique, les nouvelles plaques présentent des caractéristiques visuelles distinctives. Elles arborent désormais la mention « REPUBLIC OF GHANA », le drapeau national, ainsi qu'un filigrane représentant la carte du pays. Le système de numérotation évolue également : chaque plaque comportera le numéro d'enregistrement suivi de quatre lettres, dont deux désigneront le centre d'immatriculation et deux autres constitueront un identifiant aléatoire, rompant ainsi avec la séquence numérique traditionnelle. L'année d'enregistrement disparaît de la plaque, remplacée par un système de vignette de renouvellement biennal.
Le calendrier de déploiement national
La phase pilote actuelle permet à la DVLA d'ajuster les processus opérationnels et de tester la fiabilité technique du dispositif sur un échantillon restreint de véhicules. À partir de janvier 2027, la délivrance officielle débutera pour tous les véhicules neufs non encore immatriculés. Concernant le parc automobile existant, l'autorité précise que les modalités et le calendrier de transition seront communiqués ultérieurement. Cette transition technologique est présentée par l'institution comme une étape cruciale pour aligner le système de transport ghanéen sur les standards internationaux de numérisation et d'efficacité administrative.