Le président ghanéen Nana Akufo-Addo, par la voix de son prédécesseur John Mahama, a officiellement lancé un fonds de relance de 1 milliard de cedis (GH¢) pour Bawku, une région déchirée par des décennies de violences intercommunautaires. Cette initiative marque un tournant après une amélioration notable de la sécurité, permettant enfin de relancer des projets économiques et sociaux abandonnés.
Un milliard de cedis pour effacer les stigmates du conflit
Le fonds, dont la gestion a été confiée à un comité dédié, sera principalement consacré à la reconstruction des infrastructures et à des interventions ciblées pour redynamiser l’économie locale. Le président Mahama a insisté sur la nécessité d’étendre les bénéfices de ce plan à l’ensemble des districts de la région de Bawku, soulignant que la stabilité actuelle offre une fenêtre d’opportunité unique pour relancer des projets interrompus par l’insécurité.
Parmi les exemples cités, le projet de barrage de Tamli, dont la réalisation avait été suspendue en raison des tensions, pourrait enfin voir le jour. Le gouvernement compte également rétablir des services publics essentiels, comme le déploiement de personnel médical et de jeunes en service national, interrompu depuis des années.
De la paix retrouvée à la reconstruction économique
Cette annonce intervient après des mois de relative accalmie, consécutifs aux recommandations du Comité de médiation d’Otumfuo, présenté en décembre 2025. Le président Mahama a salué les progrès réalisés, notamment la réduction des violences nocturnes et la baisse de l’impunité, tout en appelant à une résolution définitive du conflit par des voies légales.
Le comité de supervision, dirigé par le ministre des Finances Dr. Cassiel Ato Forson, rassemble des figures locales et nationales, dont le député de Bawku Central et le chef traditionnel de Tempane. Leur mission : garantir une gestion transparente et efficace des fonds, afin que Bawku retrouve son rôle historique de pôle commercial majeur du nord du Ghana.
Un pari sur l’avenir malgré les défis persistants
Si la situation sécuritaire s’est améliorée, les séquelles du conflit restent profondes. Le gouvernement mise sur ce plan pour restaurer la confiance des populations et relancer une économie locale asphyxiée par des années de tensions. La réussite du projet dépendra cependant de la capacité des autorités à maintenir la stabilité et à éviter les rechutes dans la violence, tout en assurant une répartition équitable des ressources entre les différentes communautés.