Le service de police du Ghana a suspendu le général caporal Robert Koranteng après la mort d’Ivan Baidoo, étudiant en droit de 23 ans, survenue sur l’autoroute de Tema le 27 août 2026. Deux enquêtes parallèles, menées par l’unité homicide du CID et le Bureau des normes professionnelles de police, visent à établir les circonstances exactes de l’incident.
Interdiction du général caporal Robert Koranteng
Suite à la diffusion d’une vidéo virale montrant l’accident, le service de police a décidé d’interdire le fonctionnaire, invoquant la nécessité de préserver l’intégrité de l’enquête. Cette mesure disciplinaire, annoncée le 12 septembre 2026, ne constitue pas une accusation formelle, mais elle reflète la gravité perçue de l’affaire et la volonté des autorités de répondre rapidement aux préoccupations publiques.
Enquête de l’unité homicide du CID
Le département des enquêtes criminelles (CID) a mobilisé son unité homicide pour approfondir les faits. Les enquêteurs cherchent à déterminer si la mort d’Ivan Baidoo résulte d’un acte de négligence, d’un délit de fuite ou d’une autre forme de violence. Le mandat de l’unité inclut la collecte de témoignages, l’analyse de la vidéo et la reconstitution de la dynamique du choc sur l’autoroute.
Rôle du Bureau des normes professionnelles de police (PPSB)
Parallèlement, le PPSB a été chargé d’examiner le comportement du général caporal Koranteng dans le cadre de ses fonctions. Cette investigation interne évaluera le respect des procédures policières, la conformité aux règles d’engagement et les éventuelles violations du code de conduite. Les conclusions du PPSB pourront entraîner des sanctions disciplinaires supplémentaires, au-delà de l’interdiction déjà appliquée.
Réaction officielle et appel à la patience du public
Le porte-parole de la police a réaffirmé que les deux investigations sont en cours et que des mesures appropriées seront prises en fonction des résultats. Les autorités ont également invité les citoyens à laisser les processus judiciaires et administratifs suivre leur cours, afin d’éviter toute interférence qui pourrait compromettre la recherche de la vérité. Cette position vise à restaurer la confiance du public dans les institutions de sécurité et à montrer que les cas de mortalité sur les routes sont traités avec la plus grande rigueur.