Le gouvernement ghanéen revendique des avancées significatives dans la protection de ses ressources hydriques face à l'orpaillage illégal, communément appelé « galamsey ». En remplaçant les raids ponctuels par un dispositif de surveillance permanent, les autorités entendent restaurer l'intégrité écologique des bassins fluviaux stratégiques du pays.
Un bilan opérationnel en hausse
Sous l'égide de l'opération « Water Shield », les autorités ont franchi une étape décisive dans la sécurisation des cours d'eau. Le ministre des Terres et des Ressources naturelles, Emmanuel Armah-Kofi Buah, a confirmé le retrait de plus de 3 000 machines d'extraction illégales des principaux fleuves. Parallèlement, 237 individus ont été interpellés, dont 144 ressortissants étrangers, illustrant la dimension transnationale des réseaux de trafiquants opérant sur le territoire.
La stratégie du déploiement permanent
L'inspection d'un tronçon de 16 kilomètres sur le fleuve Ankobra, dans la région occidentale, a permis de constater une amélioration notable de la navigabilité et de la clarté des eaux. Ce résultat est attribué à la présence continue des forces de sécurité, incluant le Secrétariat national des opérations anti-orpaillage illégal (NAIMOS), l'escadron spécial de la marine et les « Blue Water Guards ». Cette présence sur le terrain vise à empêcher les groupes armés protégeant les sites illégaux de reprendre le contrôle des zones assainies.
Extension des opérations et ciblage des infrastructures
La dynamique actuelle ne se limite pas aux berges. Le colonel K. S. Appiah, directeur des opérations du NAIMOS, a annoncé une extension du dispositif aux fleuves Tano et Offin d'ici la fin de l'année, après des interventions sur la rivière Birim. L'approche sécuritaire se durcit également : les autorités ciblent désormais les tunnels souterrains creusés par les mineurs pour démanteler les réseaux à la source. Une mesure stricte a été annoncée concernant les exploitants miniers : même ceux détenant des licences légales verront leurs activités suspendues si leurs méthodes d'extraction nuisent à la qualité des cours d'eau.