Le Ghana intensifie sa lutte contre le trafic de stupéfiants avec plus de 8,5 tonnes de saisies en vingt mois

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 22 lectures
Le Ghana intensifie sa lutte contre le trafic de stupéfiants avec plus de 8,5 tonnes de saisies en vingt mois

Le gouvernement ghanéen a dévoilé un bilan opérationnel significatif concernant la lutte contre le trafic de stupéfiants sur la période allant de janvier 2025 à juillet 2026. Cette offensive, menée par la Commission de contrôle des stupéfiants (NACOC) en coordination avec les forces de police, vise à démanteler les réseaux criminels tout en neutralisant leurs capacités financières.

Un volume de saisies massif

Le ministre de l'Intérieur, Muntaka Mohammed-Mubarak, a rapporté la saisie de plus de 8 500 kilogrammes de drogues diverses, accompagnés de 45,4 millions de comprimés de tramadol. Ces chiffres illustrent l'ampleur du défi sécuritaire auquel fait face le pays. Au total, ces opérations coordonnées ont permis d'interpeller 217 individus, dont 165 font actuellement l'objet de poursuites judiciaires, marquant une volonté de judiciarisation accrue des réseaux de trafiquants.

La stratégie de démantèlement financier

Au-delà de la saisie des produits illicites, les autorités ghanéennes ont réorienté leur stratégie vers le démantèlement des structures économiques des réseaux. Le ministre a confirmé que l'effort se concentre désormais sur l'identification des actifs acquis par le produit du crime. À ce jour, 73 biens immobiliers ou actifs ont été identifiés comme étant potentiellement liés à des activités de trafic. Parallèlement, les services de sécurité ont saisi 19 kilogrammes d'or, ainsi que des fonds liquides s'élevant à environ 6,9 millions de cédis ghanéens et 440 000 dollars américains, soupçonnés de provenir d'opérations de blanchiment d'argent.

La menace émergente des drogues synthétiques

Le ministère de l'Intérieur a identifié la prolifération des drogues synthétiques comme une préoccupation majeure pour la sécurité nationale. Face à cette mutation du marché illicite, la NACOC a intensifié ses actions de terrain tout en déployant des programmes d'éducation publique. L'enjeu pour les autorités est de maintenir une pression constante sur les réseaux d'approvisionnement tout en sensibilisant les populations aux risques sanitaires et sociaux liés à la consommation de ces substances, dont le tramadol, qui reste au cœur des préoccupations des services de santé et de sécurité.

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