Le Secrétariat national des opérations contre l'exploitation minière illégale (NAIMOS) a lancé une offensive majeure dans le district d'Ellembelle pour endiguer la dégradation environnementale de la rivière Ankobra. Cette intervention ciblée vise à démanteler les infrastructures lourdes utilisées par les orpailleurs clandestins, responsables d'une pollution critique de ce cours d'eau vital.
Une opération de démantèlement d'envergure
L'intervention s'est concentrée sur la zone d'Ablebo, où les autorités ont procédé à la destruction de 86 machines de type « chanfang », 11 pompes à eau et deux structures de fortune. Ces équipements, essentiels aux activités d'extraction illicite, ont été neutralisés pour paralyser la capacité opérationnelle des mineurs sur le terrain. En collaboration avec la Ghana Integrated Iron and Steel Development Corporation (GIISDEC), le NAIMOS a également entrepris de retirer les débris flottants, destinés à être recyclés en tant que ferraille, afin de libérer le corridor fluvial.
La crise environnementale de l'Ankobra
La rivière Ankobra subit depuis plusieurs années une pression anthropique intense, aggravée par l'orpaillage illégal, communément appelé « galamsey ». Depuis 2022, la situation s'est considérablement détériorée, les niveaux de turbidité atteignant des seuils alarmants qui compromettent la qualité de l'eau. Malgré les raids successifs menés par les forces de sécurité, la persistance des activités illégales le long des berges continue de menacer l'écosystème et les ressources en eau de la région occidentale du Ghana.
Interpellations et stratégie de sécurisation
Outre la saisie et la destruction de matériel, l'opération a conduit à l'arrestation de trois suspects. Ces derniers ont été transférés aux services de police d'Axim pour les besoins de l'enquête. Pour les commandants en charge de l'opération, la destruction systématique des machines constitue un levier stratégique indispensable pour décourager les exploitants et restaurer, à terme, l'intégrité du bassin versant. La poursuite de ces actions de terrain demeure un point de vigilance majeur pour les autorités ghanéennes, déterminées à stopper l'érosion des milieux naturels causée par ces pratiques minières non réglementées.