La Commission nationale de planification du développement (NDPC) du Ghana a initié une collaboration stratégique avec le ministère du Développement et de l'Autonomisation de la jeunesse. L'objectif est d'inscrire durablement les besoins et le potentiel des jeunes au centre du Plan national de développement consolidé, afin de garantir une vision qui transcende les cycles électoraux.
Une vision politique au-delà des échéances électorales
La directrice générale de la NDPC, le Dr Audrey Smock Amoah, a souligné la nécessité d'une réflexion à long terme pour le pays. En intégrant la jeunesse, qui représente environ 40 % de la population ghanéenne, la commission cherche à bâtir un cadre de transformation nationale pérenne. Cette démarche repose sur une consultation élargie des parties prenantes, visant à harmoniser les politiques publiques avec les réalités démographiques et les aspirations des générations futures.
Structuration d'un groupe de travail technique
Pour concrétiser cette ambition, la création d'un groupe de travail technique conjoint a été proposée. Cette instance aura pour mission d'apporter une expertise technique et de renforcer la coordination entre les institutions. Le ministre du Développement et de l'Autonomisation de la jeunesse, George Opare Addo, insiste sur le changement de paradigme nécessaire : les jeunes ne doivent plus être perçus comme de simples bénéficiaires, mais comme des acteurs actifs du développement national. Cette synergie institutionnelle vise également à optimiser l'utilisation des ressources publiques et à éviter la duplication des programmes.
Priorités stratégiques et enjeux de valeurs
Le ministère a défini cinq axes stratégiques pour structurer son action : la santé et le bien-être, la formation professionnelle, l'autonomisation économique, l'engagement civique, ainsi que le développement personnel. Au-delà des compétences techniques, les discussions ont mis en lumière l'importance cruciale des valeurs. Des enjeux tels que l'intégrité, le professionnalisme, la lutte contre la toxicomanie et la promotion de l'éthique au travail ont été identifiés comme des piliers indispensables pour renforcer l'employabilité et la citoyenneté des jeunes Ghanéens. Cette approche transversale doit permettre une réponse politique fondée sur des données probantes face aux défis contemporains.