Le Ghana Institute of Foresters exige un renforcement des effectifs face à l'insécurité croissante dans les zones protégées

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 29 lectures
Le Ghana Institute of Foresters exige un renforcement des effectifs face à l'insécurité croissante dans les zones protégées

Le Ghana Institute of Foresters (GIF) tire la sonnette d'alarme face à la vulnérabilité croissante des agents de la Commission forestière. L'organisation exhorte les autorités à débloquer les ressources nécessaires pour recruter du personnel supplémentaire, soulignant que le sous-effectif actuel compromet non seulement la gestion des ressources naturelles, mais expose également les agents à des risques physiques majeurs.

Une escalade des violences sur le terrain

La demande du GIF fait suite à une série d'incidents graves touchant les gardes forestiers et les agents des zones protégées. Ces professionnels font face à des intimidations, des confrontations armées et des destructions de biens appartenant à la Commission forestière. Pour le président du GIF, le Dr Abukari Nantogmah Attag, le pays ne peut plus se contenter de déplorer ces agressions sans agir concrètement sur les conditions de travail qui placent les agents en première ligne de ces dangers.

La pénurie de personnel comme faille sécuritaire

L'institut souligne que le manque d'effectifs empêche une surveillance efficace des réserves forestières et des zones de vie sauvage. Cette situation crée une pression insoutenable sur les agents en poste, dont la capacité d'intervention est largement entravée par leur nombre insuffisant. Le GIF qualifie cette surexposition des agents de « vulnérabilité pour la sécurité nationale », arguant qu'une gestion durable des forêts est impossible sans une présence humaine adéquate sur le terrain.

Un appel à la responsabilité de l'État

Le GIF a officiellement sollicité le président John Dramani Mahama, par l'intermédiaire du ministère des Terres et des Ressources naturelles, afin d'obtenir l'autorisation financière nécessaire à de nouveaux recrutements. Au-delà de la simple gestion environnementale, l'institut présente cet investissement comme un levier indispensable pour la résilience climatique, la conservation de la biodiversité et la protection des actifs de l'État. L'organisation insiste sur la nécessité de passer d'une posture de condamnation verbale à une politique de protection active et de responsabilisation des auteurs d'agressions.

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