Face à la recrudescence des saisies de stupéfiants, la Commission de contrôle des stupéfiants du Ghana (NACOC) plaide pour une présence systématique au sein des équipes d'inspection portuaire. Cette demande vise à combler une faille opérationnelle majeure dans la surveillance des conteneurs, alors que le pays cherche à renforcer sa lutte contre son utilisation comme plaque tournante du trafic illicite.
Une expertise spécifique absente des contrôles
Alexander Twum-Barimah, directeur général adjoint de la NACOC, souligne une incohérence structurelle : bien que la facilitation du commerce soit une priorité, les agences actuellement présentes aux ports — comme les douanes, la FDA ou la GSA — ne possèdent pas le mandat légal spécifique pour appréhender les stupéfiants. Selon lui, l'absence de la NACOC dans ces équipes d'inspection limite drastiquement la capacité de l'État à détecter les cargaisons illicites avant qu'elles ne pénètrent sur le territoire ou ne soient exportées.
La nécessité d'une intégration sécuritaire
Au-delà de la question portuaire, le responsable a mis en lumière les efforts menés ces deux dernières années pour réintégrer la NACOC dans l'architecture sécuritaire nationale. L'institution avait été, selon lui, délibérément tenue à l'écart des structures de renseignement, notamment lors de la mise en œuvre de la loi sur les agences de sécurité et de renseignement de 2020. Cette mise à l'écart, qui privait la commission de sièges au sein des conseils de sécurité régionaux et de district, a été identifiée comme un frein majeur à l'efficacité opérationnelle de l'agence.
Vers une meilleure coordination nationale
La direction de la NACOC affirme avoir désormais corrigé ces lacunes institutionnelles pour garantir une meilleure synergie avec les autres forces de sécurité. Toutefois, l'intégration aux points d'entrée et de sortie du pays reste l'enjeu prioritaire pour le responsable. En proposant que la NACOC soit systématiquement incluse, voire placée au cœur des équipes d'inspection uniques, l'agence cherche à transformer sa capacité d'intervention en un maillon essentiel de la stratégie de sécurité nationale du Ghana.