Le marché des hydrocarbures au Ghana amorce une nouvelle phase d'ajustement tarifaire en ce début septembre 2026. Si les prix de l'essence restent stables, le coût du diesel subit une pression haussière, illustrant la vulnérabilité du pays face aux fluctuations des cours mondiaux du pétrole.
La stratégie tarifaire de Star Oil
Depuis le 1er septembre 2026, la compagnie Star Oil a officialisé une révision de ses tarifs à la pompe. Alors que le prix de l'essence est maintenu à 14,97 GH¢ par litre, celui du diesel a été relevé, passant de 16,47 GH¢ à 16,97 GH¢. Cette décision place l'entreprise en tête d'un mouvement de réajustement que les quelque 200 sociétés de commercialisation pétrolière opérant dans le pays devraient suivre, bien que certaines préfèrent encore observer la stratégie de leurs concurrents avant d'agir.
L'impact des cours mondiaux sur le marché local
La Chambre des sociétés de commercialisation pétrolière (COMAC) explique cette tendance par la volatilité des marchés internationaux. Le cours du baril de brut a enregistré une progression de 1,75 %, atteignant 92,11 dollars. Plus significatif encore, le coût des produits pétroliers raffinés a bondi : l'essence a augmenté de 8,86 %, le diesel de 5,51 % et le GPL de 3,31 %. Cette dynamique haussière persiste malgré une appréciation notable du cedi, qui a gagné 3,64 % face au dollar, atteignant son niveau le plus fort depuis juin 2026.
Le rôle tampon de l'intervention étatique
Face à cette pression inflationniste, le gouvernement ghanéen a choisi de maintenir son filet de sécurité pour les consommateurs. Selon des sources officielles, l'État a reconduit pour la première quinzaine de septembre une réduction de 2 GH¢ par litre sur la marge réglementaire appliquée au diesel. Cette mesure de subvention vise à limiter l'impact direct de la hausse des prix internationaux sur le pouvoir d'achat des ménages et les coûts logistiques des entreprises. Sans cette intervention, le prix du diesel à la pompe aurait atteint des niveaux nettement plus élevés pour les usagers.