Les syndicats du transport routier au Ghana, le GPRTU et le GRTCC, ont officiellement suspendu leur mouvement de grève prévu pour novembre 2026. Cette décision fait suite à des négociations fructueuses avec plusieurs ministères, visant à résoudre les tensions liées à l'occupation anarchique des corridors routiers par des activités commerciales.
Un dialogue ministériel pour éviter la paralysie
La menace d'une grève nationale, qui aurait gravement perturbé la mobilité des biens et des personnes, a été levée après une rencontre stratégique tenue le 3 novembre 2026. Les représentants des transporteurs se sont entretenus avec les ministres de l'Intérieur, des Transports, ainsi que celui du Gouvernement local, de la Chefferie et des Affaires religieuses. Ce dialogue a permis d'aboutir à un engagement formel de l'exécutif pour assainir les axes routiers, souvent encombrés par des commerçants informels, entravant ainsi la fluidité et la sécurité du trafic.
Engagements sur la sécurité et les infrastructures
Au-delà de la question de l'occupation des voies, les syndicats ont obtenu des garanties sur plusieurs points cruciaux pour la profession. Le gouvernement s'est engagé à améliorer la signalisation routière sur l'ensemble du réseau national et à intensifier les campagnes d'éducation publique sur le code de la route. De plus, un mécanisme de concertation permanente a été acté, incluant la création d'un comité technique chargé d'identifier les zones critiques et de proposer des mesures correctives durables pour sécuriser les corridors de transport.
Un ultimatum de 30 jours pour des résultats concrets
Bien que le mouvement social soit annulé, les syndicats maintiennent une position de vigilance. Le GPRTU et le GRTCC ont fixé un délai de 30 jours aux autorités pour traduire ces promesses en actions tangibles sur le terrain. Les organisations professionnelles ont clairement signifié que l'absence de progrès significatifs dans ce laps de temps entraînerait une reprise immédiate de leur projet de grève. Cette période d'observation sera déterminante pour évaluer la capacité du gouvernement à répondre aux enjeux de sécurité et de régulation qui pèsent sur le secteur du transport routier ghanéen.