L'ambassadeur du Ghana en Égypte, le professeur Justice Solomon Korantwi-Barimah, a plaidé pour une intensification des partenariats bilatéraux dans le domaine de la santé. Lors du Grand Medical Event 2026 à Alexandrie, il a souligné que cette coopération doit dépasser les simples services médicaux pour englober le transfert de technologies, la recherche et le développement pharmaceutique.
Un levier pour le développement continental
Le diplomate ghanéen voit dans le rapprochement entre Accra et Le Caire un modèle pour répondre aux défis structurels de l'Afrique, notamment en matière d'accès aux soins spécialisés et d'infrastructures de diagnostic. Il insiste sur la nécessité d'une approche partenariale qui privilégie l'échange de connaissances et la formation continue des professionnels de santé, plutôt que de simples transactions commerciales.
Le diagnostic au cœur de la décision clinique
Réuni sous le thème « Combler le fossé – Quand les résultats changent les décisions », l'événement a rassemblé plus de 1 000 experts internationaux. Le professeur Korantwi-Barimah a rappelé que l'efficacité des avancées technologiques en laboratoire dépend directement de la capacité des cliniciens à interpréter et à communiquer ces résultats. Cette synergie entre scientifiques, médecins et décideurs est présentée comme une condition sine qua non pour améliorer la qualité des soins.
Le Ghana comme porte d'entrée vers l'Afrique de l'Ouest
Pour les institutions égyptiennes et les entreprises privées du secteur médical, le Ghana est identifié comme un hub stratégique pour une expansion vers le marché ouest-africain. L'ambassadeur encourage activement les universités, les laboratoires et les hôpitaux des deux pays à formaliser des accords de gestion hospitalière et de transformation numérique. Ces collaborations visent à créer des opportunités d'investissement durables et à renforcer les capacités de diagnostic sur le continent.
Vers des programmes de coopération concrets
Au-delà des échanges académiques, l'enjeu est désormais de transformer les réseaux établis lors de ce sommet en programmes opérationnels. En misant sur la mobilité de l'expertise et le partage des ressources, le Ghana et l'Égypte entendent faire de la santé un pilier central de leurs relations diplomatiques et économiques, tout en favorisant une montée en compétence collective des systèmes de santé africains.