Le Ghana et la Chine renforcent leur coopération pour assainir le secteur minier et lutter contre l'orpaillage illégal

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 30 lectures
Le Ghana et la Chine renforcent leur coopération pour assainir le secteur minier et lutter contre l'orpaillage illégal

Le Ghana et la Chine ont conclu un accord stratégique visant à renforcer la régulation du secteur minier, avec un accent particulier sur la lutte contre l'orpaillage illégal, connu sous le nom de « galamsey ». Cette collaboration, actée lors de la conférence China Mining 2026 à Tianjin, ambitionne d'instaurer une gestion plus responsable des ressources naturelles tout en favorisant le transfert de technologies et la protection de l'environnement.

Un encadrement accru des activités chinoises

Le ministre ghanéen des Terres et des Ressources naturelles, Emmanuel Armah-Kofi Buah, a souligné que ce partenariat constitue un levier majeur pour mieux surveiller les entreprises chinoises opérant sur le sol ghanéen. L'accord prévoit une coopération bilatérale inédite : les autorités chinoises s'engagent à appuyer le Ghana dans le contrôle de leurs ressortissants. Tout individu impliqué dans des activités minières illégales s'expose désormais à des sanctions croisées, tant au Ghana qu'en Chine, marquant une volonté commune de mettre fin à l'impunité dans ce secteur.

Transfert de technologies et expertise géologique

Au-delà de la répression, le volet technique de l'accord est substantiel. Pékin a proposé un soutien accru en matière de cartographie géologique, d'innovation technologique et d'évaluation des ressources minérales critiques, telles que l'or et le lithium. La Chine mettra à disposition ses capacités en télédétection par satellite et en levés géophysiques aéroportés pour combler les lacunes dans les données géologiques ghanéennes. Des laboratoires conjoints et des programmes d'échanges techniques annuels seront mis en place pour renforcer les compétences des experts locaux.

Vers une exploitation minière durable

La réhabilitation des sites miniers abandonnés figure également au cœur des échanges. La Chine, qui consacre annuellement un milliard de yuans à la restauration de ses propres sites, a proposé de partager son expertise en matière de « mines vertes » et de protection environnementale. Une équipe technique conjointe sera chargée de piloter ces initiatives, avec pour objectif à long terme de structurer un dialogue permanent sur les chaînes de valeur minérales et l'exploitation intelligente, garantissant ainsi un partenariat mutuellement bénéfique et durable.

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