Le Student Loan Trust Fund (SLTF) du Ghana a franchi un cap historique dans le financement de l'enseignement supérieur. Selon sa directrice générale, Dr Saajida Shiraz, le volume d'étudiants ayant bénéficié d'aides publiques sous l'administration actuelle dépasse le cumul total des vingt années précédentes, témoignant d'une priorité accrue accordée à l'accès aux études.
Une montée en puissance des aides financières
L'année en cours marque un tournant opérationnel pour le fonds, qui a réussi à répondre à l'intégralité des demandes de prêts étudiants. Au total, 59 300 bénéficiaires ont reçu des prêts bonifiés pour un montant global de 210 millions de cedis ghanéens. Cette dynamique s'appuie sur une volonté politique de renforcer le soutien financier, illustrée par l'initiative « Student Loan Plus ». Ce programme a notamment permis de couvrir directement les frais de scolarité de 1 997 étudiants, dont 626 inscrits à l'École de droit du Ghana, pour un investissement spécifique de 20 millions de cedis.
Soutien ciblé et inclusion sociale
Au-delà des prêts classiques, l'État ghanéen a déployé des mesures d'accompagnement pour les publics vulnérables. Une enveloppe de 10 millions de cedis a été allouée aux étudiants en situation de handicap, couvrant leurs frais de scolarité et de logement. Le gouvernement travaille actuellement sur des modalités complémentaires visant à fournir des allocations de subsistance ainsi que des équipements pédagogiques adaptés pour favoriser l'inclusion de ces étudiants dans le système universitaire.
La politique de gratuité des frais académiques
Le levier le plus significatif reste la politique de suppression des frais académiques, qui représente la part la plus importante des dépenses publiques. Pour les années universitaires 2024/2025 et 2025/2026, environ 916 millions de cedis ont été mobilisés. Ce dispositif a bénéficié à 152 000 étudiants lors de la première année, un chiffre qui a progressé pour atteindre 169 000 bénéficiaires sur l'exercice actuel.
Rigueur et vérification des données
Malgré l'ampleur des fonds décaissés, la direction du SLTF maintient un contrôle strict sur l'éligibilité des candidats. Un nombre restreint d'étudiants fait actuellement l'objet de vérifications de données en raison de discordances avec les registres de l'Autorité nationale d'identification. Ces procédures de contrôle sont présentées comme indispensables pour garantir la transparence et la bonne gestion des deniers publics, assurant que les aides parviennent exclusivement aux étudiants répondant aux critères requis.