L'économie ghanéenne affiche une dynamique robuste sur les huit premiers mois de l'année, marquée par un excédent commercial atteignant 8,80 milliards USD, contre 6,69 milliards USD sur la même période en 2025. Cette performance est portée par une croissance significative des recettes d'exportation, qui ont progressé de 24,8 % pour s'établir à 22,39 milliards USD.
L'or, moteur principal des revenus extérieurs
Le secteur aurifère demeure le pilier central des exportations nationales, générant 14,86 milliards USD, soit une hausse de 32,9 %. Cette progression est essentiellement imputable à l'envolée du prix moyen réalisé, qui a atteint 4 374,65 USD l'once, sous l'effet d'une demande accrue pour les valeurs refuges dans un contexte de tensions géopolitiques mondiales. Toutefois, le volume des exportations d'or a enregistré une baisse de 7,7 %, totalisant 3,4 millions d'onces, une contraction liée aux perturbations logistiques survenues dans le sillage du conflit au Moyen-Orient.
Performance soutenue du pétrole et du cacao
Le secteur pétrolier a également contribué à cette embellie avec des recettes en hausse de 32,8 %, totalisant 2,42 milliards USD. Cette croissance repose sur une double dynamique : une augmentation de 8 % des volumes exportés, portée par une production accrue sur le champ de Jubilee, et une hausse de 23,1 % du prix moyen du baril, qui s'établit désormais à 87,68 USD. Parallèlement, la filière cacao a généré 2,71 milliards USD, soit une progression de 9,9 %, bénéficiant à la fois de volumes plus importants et de prix de vente favorables sur les marchés internationaux.
Le recul des exportations non traditionnelles
Malgré ces résultats globaux positifs, le segment des exportations non traditionnelles (NTE) et autres produits dérivés a marqué le pas. Les revenus issus de cette catégorie ont reculé de 3 %, s'établissant à 2,39 milliards USD contre 2,46 milliards USD l'année précédente. Ce repli, qui touche l'ensemble des sous-catégories des NTE, souligne la dépendance persistante de la balance commerciale ghanéenne vis-à-vis des matières premières brutes, dont les cours restent volatils malgré la tendance haussière observée sur les huit premiers mois de l'année.