La Commission de l'énergie du Ghana, en collaboration avec l'Association des hôtels du pays, déploie un programme national de formation visant à optimiser la consommation électrique des établissements hôteliers. Cette initiative, qui s'étend désormais à des villes comme Techiman, accompagne les gestionnaires dans l'application des nouvelles réglementations sur l'efficacité énergétique tout en renforçant la rentabilité du secteur.
Un levier pour la rentabilité des établissements
Dans l'hôtellerie, les dépenses énergétiques représentent entre 60 et 70 % des coûts opérationnels. L'utilisation intensive de systèmes de climatisation, de réfrigération et d'équipements de cuisine pèse lourdement sur les bilans financiers. En formant les propriétaires à une gestion rigoureuse et à l'acquisition d'appareils performants, la Commission de l'énergie entend transformer ces charges fixes en opportunités d'économies directes, améliorant ainsi la compétitivité des entreprises face à la hausse des factures d'électricité.
Au-delà de l'équipement : l'importance des comportements
L'expertise technique transmise lors de ces sessions souligne que l'achat d'appareils étiquetés comme économes ne suffit pas à garantir une réduction de la consommation. Ing. John Adjei, responsable à la Commission de l'énergie, insiste sur le rôle crucial des pratiques opérationnelles et du comportement des utilisateurs. La formation encourage les gestionnaires à adopter des habitudes de consommation responsables, rappelant que la performance énergétique dépend autant de la technologie choisie que de la manière dont elle est exploitée au quotidien.
Un enjeu de souveraineté énergétique nationale
Le programme dépasse le cadre strict de l'entreprise pour s'inscrire dans une stratégie nationale de réduction de la dépendance aux énergies fossiles. En diminuant la demande globale du secteur hôtelier, le Ghana cherche à limiter les besoins en production électrique coûteuse et à réduire ses émissions de gaz à effet de serre. Cette démarche permet à l'État de réallouer des ressources financières vers d'autres priorités de développement, tout en favorisant une transition vers un modèle économique plus durable et moins dépendant des importations de combustibles.