L'administration ghanéenne des douanes a officialisé un rappel à la réglementation : toute importation d'armes à feu ou de munitions sur le territoire national doit désormais être couverte par un permis délivré par le ministère de l'Intérieur, a-t-on appris cette semaine. Cette clarification, formulée publiquement par un responsable des douanes de l'aéroport international d'Accra, vise à prévenir les voyageurs contre des saisies et des retards coûteux à l'arrivée.
Le rappel officiel de Conrad Attu, agent des douanes à Kotoka
Invité mardi 1er septembre de l'émission Super Morning Show sur Joy FM, Conrad Attu, agent au sein de l'Unité de prévention de l'aéroport international d'Accra, a détaillé la procédure applicable. « Avant toute importation d'arme ou de munitions, il faut obtenir un permis du ministère de l'Intérieur préalablement à l'entrée des marchandises sur le territoire », a-t-il déclaré, soulignant la nature « restreinte » de ces produits et la nécessité de contrôles renforcés.
Un contrôle systématique à l'arrivée des voyageurs
Au-delà de la phase administrative en amont, l'agent a précisé que les douaniers procèdent à un examen physique des bagages à l'arrivée afin de vérifier la présence du permis requis. Cette vérification s'applique indépendamment du statut du voyageur, qu'il s'agisse d'un résident ou d'un visiteur de passage. Conrad Attu a ajouté qu'un contrôle douanier peut conduire à la saisie temporaire des armes ou munitions, même lorsque le permis a été délivré, dans l'attente d'un traitement complémentaire par le ministère de l'Intérieur.
Un message ciblé pour les voyageurs et importateurs
La Ghana Revenue Authority adresse un avertissement direct aux passagers : armes et munitions ne peuvent en aucun cas être transportées comme effets personnels ordinaires. Les voyageurs sont invités à obtenir toutes les autorisations nécessaires avant leur départ afin d'éviter blocages, retenues ou poursuites. Cette communication s'inscrit dans un contexte plus large de contrôle des flux d'armement sur le continent, où plusieurs pays renforcent leurs dispositifs douaniers face à la circulation illégale d'armes légères. Le rappel ghanéen intervient ainsi comme une mesure préventive, destinée à rappeler la chaîne de responsabilité entre importateurs, douanes et autorité de tutelle.