Le Ghana doit privilégier la responsabilisation de ses cadres plutôt que la privatisation de l'ECG

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 32 lectures
Le Ghana doit privilégier la responsabilisation de ses cadres plutôt que la privatisation de l'ECG

Face aux défis persistants de la distribution d'électricité au Ghana, l'ingénieur Hesford Quaye-Larbi propose une alternative à la privatisation de l'Electricity Company of Ghana (ECG). Il soutient qu'une gestion rigoureuse, fondée sur des indicateurs de performance (KPI) et une obligation de rendre compte, permettrait aux experts locaux d'optimiser le secteur sans recourir à des investisseurs privés.

L'expertise locale au cœur du système

Pour l'ingénieur, le recours à un opérateur privé ne constitue pas une solution miracle, dans la mesure où celui-ci s'appuierait inévitablement sur les compétences techniques déjà présentes au sein de l'entreprise. Selon lui, le personnel ghanéen actuel possède les capacités nécessaires pour assurer une gestion efficace. Le problème ne résiderait pas dans un manque de savoir-faire, mais dans une culture de travail défaillante et une absence de mécanismes de contrôle stricts. En imposant des objectifs clairs et en assurant un suivi régulier, l'État pourrait obtenir des résultats comparables à ceux promis par le secteur privé.

La discipline comme levier de rentabilité

L'argument principal en faveur de la privatisation repose souvent sur la recherche de profit, qui impose une discipline de gestion et une réduction des inefficacités. Si M. Quaye-Larbi reconnaît que cette rigueur est indispensable pour la viabilité financière de l'opérateur, il insiste sur le fait que cette exigence doit être portée par l'administration publique elle-même. La transformation du secteur nécessite une volonté politique de rompre avec les pratiques laxistes qui minent les institutions publiques, en plaçant la responsabilité des gestionnaires au centre de la stratégie nationale.

Une responsabilité partagée par les citoyens

Au-delà de la gouvernance interne, l'ingénieur souligne l'importance de l'engagement citoyen dans la préservation des infrastructures. Les pertes commerciales, souvent liées aux branchements illégaux, pèsent lourdement sur l'équilibre financier des services publics. M. Quaye-Larbi met en garde contre les conséquences directes de ces pratiques : lorsque les pertes s'accumulent, le risque d'une hausse des tarifs pour l'ensemble des consommateurs devient inévitable. Il appelle donc à une mobilisation collective, où chaque citoyen devient un acteur de la protection du patrimoine énergétique national, afin d'éviter que le coût des inefficacités ne soit répercuté sur la population.

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