Face à l'essor programmé de la mobilité électrique, la Commission de l'énergie du Ghana renforce son contrôle sur les infrastructures de recharge. En partenariat avec le ministère de l'Énergie et de la Transition verte, l'institution développe une plateforme nationale dédiée pour superviser l'ensemble du parc de bornes et anticiper les besoins du réseau électrique.
Une visibilité nationale sur les infrastructures
La future plateforme de gestion des systèmes de recharge vise à offrir une cartographie précise et en temps réel du déploiement des bornes au Ghana. Cet outil permettra à la Commission de suivre les stations sous licence, leur couverture géographique, ainsi que les données techniques essentielles telles que la consommation énergétique, les pannes et les interruptions de service. Cette centralisation des données est présentée comme un levier indispensable pour garantir la stabilité du réseau face à la montée en charge de la demande électrique.
Anticiper les contraintes sur le réseau électrique
L'enjeu est autant technique que stratégique. La recharge des véhicules électriques impose des charges soutenues sur les circuits, souvent bien supérieures aux usages domestiques classiques. En collectant des données précises sur les habitudes de consommation, la Commission de l'énergie entend optimiser la planification des infrastructures de distribution. Cette démarche s'inscrit dans une volonté de prévenir les surcharges et d'assurer une transition énergétique sécurisée pour les services publics et les consommateurs.
Des objectifs ambitieux pour la mobilité durable
Cette initiative s'inscrit dans une politique gouvernementale de long terme visant une pénétration de 35 % des véhicules électriques d'ici 2035, avec pour horizon l'arrêt des importations de véhicules neufs à essence et diesel d'ici 2045. Lors de la 25e cérémonie de certification des électriciens, qui a vu 884 nouveaux professionnels diplômés, les autorités ont souligné l'importance de la compétence technique dans cette mutation. Le président du conseil d'administration de la Commission, le professeur John Gatsi, a insisté sur la nécessité de maintenir des standards de sécurité élevés pour accompagner cette révolution verte, rappelant que chaque point de charge doit être capable de supporter des contraintes techniques complexes et durables.